Le portrait des gangs de rues change encore une fois dans la capitale fédérale en 2017, d'après la dernière consultation publique de Stratégie d'Ottawa relative aux bandes de rues. Les nouveaux gangsters sont davantage des indépendants, et surtout, ils portent de plus en plus d'armes à feu et n'ont pas peur de s'en servir, selon Prévention du crime Ottawa.

Un texte de Guillaume Dumont

« Le commerce de la drogue, les infractions relatives aux armes, la violence et le commerce du sexe » ne sont plus réservés à des groupes bien organisés, d’après les observations de Stratégie d’Ottawa relative aux bandes de rues.

Les gangsters sont désormais surtout des jeunes criminels indépendants âgés de 20 à 30 ans, dont les groupes et les territoires sont « fluides » et « mouvants ».

Mieux armés, plus violents

Autre changement majeur, les conflits s’enveniment parfois à toute vitesse et les nouveaux gangsters, souvent adolescents, n’hésitent pas à dégainer pour régler des conflits parfois mineurs, d’après Prévention du crime Ottawa. « C’est un marché très attrayant, ils font beaucoup d’argent et ils ne pensent pas aux conséquences », lance le chef de la police d’Ottawa, Charles Bordeleau.

« Avec l’introduction du fentanyl dans plusieurs communautés du Canada et à Ottawa, c’est préoccupant », ajoute le chef.

Une hausse de la violence armée en 2016, mais pas de chiffres précis

En 2014, Ottawa connaissait un triste record de 32 incidents de violence armée liés aux gangs de rue. Après une baisse en 2015, « la tendance en 2016 est à la hausse », même si le nombre exact de fusillades n’est pas encore disponible, explique la Stratégie d’Ottawa relative aux bandes de rues.

Après trois ans de travail, Prévention du crime Ottawa estime avoir proposé des « solutions concrètes » réparties en quatre piliers : la cohésion communautaire, la prévention, l’intervention et l’application de la loi.

Du côté des résultats, l’organisme souligne notamment le renforcement des liens entre les jeunes et les policiers, des formations en leadership et des programmes ciblés pour venir en aide à des jeunes à risque élevé de délinquance.

« Nous voulons continuer de consulter », lance la directrice générale de Prévention du crime Ottawa, Nancy Worsfold.

Elle rappelle que la situation de la violence des gangs est « relativement bien à Ottawa par rapport à d’autres villes ontariennes ».

De 2012 à aujourd’hui, Ottawa a connu une hausse de 1,25 fusillade par 100 000 habitants, alors qu’à Toronto, l’augmentation est de 3,4 fusillades par 100 000 habitants durant la même période.

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