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Le NPD et le PLC veulent séduire les fonctionnaires fédéraux

Les candidats du Nouveau Parti démocratique (NPD) de la région de Gatineau et d'Ottawa ont dévoilé, mardi, leur plan pour l'avenir de la fonction publique. Des similitudes apparaissent avec les promesses effectuées par le Parti libéral du Canada (PLC).

Le NPD promet de mettre fin à des années d'érosion des services publics. Le parti veut rétablir de saines relations de travail et raffermir le droit des syndicats à la libre négociation.

Les candidats néo-démocrates soutiennent que les questions comme le changement au régime de congés de maladie des fonctionnaires seraient négociés.

Dans leur plan, les néo-démocrates souhaitent notamment revoir les processus de nomination, afin de prévenir le favoritisme et d'améliorer la transparence.

Le plan porte aussi sur l'adoption d'un code de conduite pour les ministres et leur personnel, ainsi qu'une plus grande protection des fonctionnaires délateurs.

Enfin, le Nouveau Parti démocratique veut faire le ménage dans les emplois précaires de fonctionnaires et encourager la création d'emplois permanents au sein de la fonction publique.

Des approches qui se recoupent

En regardant de plus près les programmes Parti libéral du Canada (PLC) et du NPD, plusieurs similitudes émergent dans les mots et les approches utilisés pour séduire les fonctionnaires.

Par exemple, en ce qui concerne le projet de loi C-59, les deux partis fédéraux sont contre la façon dont les conservateurs envisagent la modification des règles entourant les congés maladies. Ils privilégient la négociation avec les organisations syndicales.

Le parti de Justin Trudeau et celui de Thomas Mulcair parlent tous les deux de rétablir la confiance et le respect envers l'appareil bureaucratique fédéral, mais aussi de restaurer le droit de parole des scientifiques.

Ils se différencient cependant quant à l'accent mis sur certains sujets touchant la fonction publique.

Le NPD veut par exemple mieux protéger les dénonciateurs alors que le PLC souhaite améliorer les services offerts aux vétérans.

Des candidats qui se renvoient la balle

Lors d'un débat organisé, mardi, dans le cadre de l'émission Les voies du retour, la candidate du NPD dans Hull-Aylmer, Nycole Turmel, et le candidat libéral dans cette même circonscription, Greg Fergus, ont refusé d'admettre les similitudes dans les programmes de leur parti respectif.

Alors que M. Fergus venait d'affirmer que « le gouvernement libéral va redorer l'image des fonctionnaires et mieux les respecter », Mme Turmel n'a pas pu s'empêcher de mettre en avant le bilan des libéraux en matière de compressions dans la fonction publique.

« Moi veut, veut pas, je suis obligé de me rappeler ce qui s'est passé avec les libéraux et qui a continué avec le temps. Des compressions, des conventions collectives 0-0, la suppression de programme en tant que tel. Et également, quand on parle de compressions, c'est sous monsieur [Paul] Martin, et il n'a rien fait », a-t-elle fait valoir.

Le candidat conservateur dans Gatineau, Luc Angers, qui prenait lui aussi part à la discussion, a pris la défense du gouvernement sortant en mettant en avant que les décisions prises par Stephen Harper étaient nécessaires.

« On a toujours axé notre programme sur la réduction de la taille de l'État, d'un point de vue raisonnable, proportionnel à la capacité de payer des contribuables », a-t-il indiqué

L'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) se réjouit pour sa part de voir les partis politiques se concurrencer pour obtenir les votes des fonctionnaires. L'organisation syndicale souhaite que ses membres se prononcent dans l'isoloir, selon ce qui serait le mieux pour la fonction publique.

Avec des informations de Claudine Richard

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