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Le palais de justice de L’Orignal a son propre système de télé-témoignage

Le palais de justice de L'Orignal dans l'Est ontarien est équipé, depuis ce printemps, d'un système permettant le témoignage par télévision en circuit fermé.

Un texte de Denis Babin

Il aura fallu un investissement de 142 000 $ et une période de mise en œuvre d’environ huit mois pour que ce projet devienne réalité.

L’époque où le palais de justice devait faire appel à une compagnie privée pour utiliser cette méthode est maintenant révolue.

« Dans des cas où on devait s’en servir, on s’en servait, on la louait, mais il y avait des coûts assez substantiels », raconte le procureur en chef de la Couronne au palais de justice de L’Orignal, Me Guy Simard.

Essentiellement, cette forme de télé-témoignage permet aux témoins vulnérables, notamment dans des cas de violence et d’agression sexuelle, de comparaître dans une autre pièce du palais de justice.

« On peut s’en servir avec des enfants de moins de 18 ans, avec une personne qui a une certaine déficience, qu’elle soit physique ou mentale, [ou avec] des témoins dont on doit cacher l’identité pour des raisons de sécurité publique », précise Me Simard.

Un système audiovisuel à la fine pointe de la technologie

Selon le Code criminel, un juge peut ordonner l’utilisation du télé-témoignage « s’il est d’avis que cela est nécessaire pour obtenir du témoin un récit complet et franc des faits sur lesquels est fondée l’accusation ».

Au palais de justice de L’Orignal, une salle d’audience et une petite pièce qui lui étant adjacente ont été réaménagées et reliées par câble à un système comprenant moniteurs, micros et caméras.

Rassemblés dans la salle d’audience, le juge, les avocats de la Couronne et de la défense, de même que l’accusé et les membres du public, sont en mesure de voir et d’entendre le témoin.

De son côté, le témoin ne voit et n’entend pas l’accusé.

« Pour une fois, on va avoir des victimes […] capables de parler sans faire face à un stress qui est d’être dans la même pièce que l’accusé », conclut Me Simard.

Selon le ministère du Procureur général de l’Ontario, 158 palais de justice de la province sont équipés d’un tel système.

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