La Ville d'Ottawa doit intensifier sa guerre contre le panais sauvage, une plante toxique qui prolifère maintenant dans plusieurs zones rurales et suburbaines.

Un texte de Marie-Lou St-Onge

Un rapport, présenté jeudi matin au Comité de l'agriculture et des affaires rurales de la Ville d'Ottawa, propose de publier la liste des emplacements ciblés, lorsqu'elle sera complétée, aux différents partenaires, comme la Commission de la capitale nationale (CCN) et le ministère ontarien de l'Environnement.

La stratégie 2016, dont le budget est de 198 000 $, fera l'objet d'une évaluation et un rapport sur les résultats et autres recommandations sera présenté à l'automne 2016.

L'an dernier, dans le cadre d'un projet pilote, la Municipalité avait épandu des herbicides le long de 260 km de routes et dans de nombreux parcs.

La Ville avait aussi opté pour la tonte du gazon, afin de limiter la prolifération. Force est de constater que le panais sauvage a réussi, malgré tout, à se propager.

La plante se propage

Une cartographie réalisée l'an dernier montre que cette plante envahissante se propage rapidement et se retrouve maintenant dans près du tiers des parcs de la ville.

Selon les dernières données, 236 parcs et les bordures de 1850 km de rues sont infestés par le panais sauvage à Ottawa. Les secteurs ont été identifiés selon trois niveaux d'infestation : légère, modérée et importante.

Consultez la carte pour savoir si le panais sauvage est présent dans votre secteur :

Que faire?

La stratégie de lutte pour 2016 prévoit l'épandage d'un herbicide dans plusieurs zones ciblées.

Les actions seront surtout concentrées près des sentiers, des terrains qui empiètent sur les espaces récréatifs très fréquentés, dans les zones infestées situées à l'intérieur et autour des aires naturalisées, ainsi que dans les fossés fortement touchés en bordure de route.

En plus de l'épandage, l'agronome, embauché par la Ville d'Ottawa, recommande d'ajuster l'horaire et la fréquence de la tonte du gazon, afin de maximiser l'effet de l'herbicide.

L'an dernier, les essais ont démontré que couper la plante toxique ne faisait que limiter la propagation, mais que cela ne règle en rien le problème.

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