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Le père de Christopher Gobin : « Mon fils a tellement de remords! »

Vingt-quatre heures après la condamnation de son fils à une peine de prison à perpétuité pour le meurtre de sa femme, Jacques Gobin s'est confié à notre journaliste Pascale-Marie Dufour.

« Je suis convaincu, mon fils veut de l'aide! Il veut s'améliorer. J'ai confiance en lui et j'ai confiance dans le système carcéral »

Jacques Gobin est toujours un homme fragile, plus d'un an après la mort de sa femme Luce Lavertu, assassinée par son fils Christopher Gobin, en avril dernier.

Pour le bien de son enfant qui a plaidé coupable, hier à une accusation de meurtre au deuxième degré, il reste fort et déterminé à soutenir son seul et unique garçon . « Ce n'est pas facile. C'est un travail de rester positif. »

Jacques Gobin dit être envahi par la tristesse, une émotion qui l'habite constamment depuis la disparition de sa femme. Mais il est aussi rempli d'espoir à l'idée que son fils puisse se prendre en main.

« Mon fils n'est pas un criminel dur, insiste Jacques Gobin. Il a fait une énorme erreur, puis il veut s'améliorer. »

Troubles mentaux

Christopher Gobin souffre d'anxiété aiguë, de dépression sévère et de troubles d'apprentissage. Il suit présentement une thérapie et prend des médicaments.

Le jeune homme était âgé de 18 ans au moment où il a poignardé à mort sa mère, alors âgée de 49 ans, dans la résidence familiale située à Orléans.

C'est son père, le mari de la victime, qui l'a retrouvée la gorge tranchée.

« La vie est belle! »

Malgré tout, Jacques Gobin voit l'avenir d'un oeil positif. « Il faut en profiter, dit-il, il faut aimer la vie. La vie est si belle. Il y a tout le temps de l'espoir. C'est ça qui me rassure. »

Il encourage tous les parents aux prises avec un enfant qui a des troubles mentaux d'aller chercher de l'aide, de maintenir les lignes de communication ouvertes, de rester calme et positif.

D'après les informations de Pascale-Marie Dufour

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