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Le « père » des Merveilles de sable, Michel Lepire, est mort

Sculpter le sable et la neige relevait pour lui autant de la démarche artistique que d'une passion partagée en famille. Michel Lepire, l'un des fondateurs de l'événement gatinois Merveilles de sable, est mort subitement, lundi, à Québec.

Un texte de Valérie Lessard

L'artiste réputé, que le public de la région a souvent pu voir à l'oeuvre dans le cadre des Merveilles de sable, est mort d'un infarctus à l'âge de 70 ans.

Pour la présidente du conseil d'administration de Merveilles de sable, Pauline Bouchard, Michel Lepire était un véritable allié.

« Il a beaucoup travaillé avec nous pour ramener nos lettres de noblesse, pour toujours faire en sorte que Merveilles de sable attire les gens », a-t-elle souligné.

Mme Bouchard a rappelé le rôle important que Michel Lepire a tenu au fil des ans, autant auprès des petits que des grands qui se rendaient au parc du Lac-Beauchamp pour prendre part au festival.

« C'était le grand-papa et le papa des sculpteurs, parce qu'il a quand même transmis son expertise à plusieurs », a-t-elle indiqué. « Il restait là toute la fin de semaine, il donnait des trucs, des astuces [...] On l'a vu aider des gens au niveau amateur qui, au cours des dernières années, dans le festival, sont devenus eux aussi professionnels. »

De la glace au sable

Michel Lepire travaillait la glace et la neige depuis plusieurs années déjà lorsqu'il a découvert le plaisir de sculpter le sable, au point de contribuer à la création du festival Merveilles de sable, à Gatineau, en 2001, ainsi qu'à celle des Internationaux de sculpture sur sable de Québec.

« J'avais vu des pièces à la télé et je me suis essayé. Maintenant, ça a pris une ampleur majeure, alors je voyage partout dans le monde, en Europe, en Chine, au Japon, partout aux États-Unis et, naturellement, au Canada », avait raconté l'artiste, lors de la quatrième mouture de Merveilles de sable, en 2005.

Après une carrière dans le milieu de l'hôtellerie, M. Lepire avait fondé son entreprise, Sculptures Michel Lepire, en 1994. Quatre ans plus tard, son fils Marc s'est joint à lui. Ses petits-fils Mathieu et Gabriel suivent également ses traces aujourd'hui.

Marc et Mathieu Lepire ont l'intention de perpétuer l'oeuvre du patriarche du clan, en s'assurant de livrer dans les délais le 64e palais de Bonhomme, dans le cadre du Carnaval de Québec, qui doit commencer à la fin du mois de janvier.

« Les travaux continuent. L’équipe est forte. Les hommes sont là. On va être en place. […] C’est sûr que le palais va être livré à temps. Il n’y a rien qui change dans nos échéanciers. […] C'est ce que Michel aurait voulu », a soutenu son petit-fils.

Avec la collaboration d'Alain Rochefort

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