Retour

Le plan de lutte contre la violence sexuelle de l'UQO reçoit un accueil mitigé

Le plan stratégique de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), qui vise à mettre un terme au harcèlement et à la violence sexuelle, est salué par des groupes de femmes de l'UQO.

Toutefois, les membres du Comité des femmes de l'UQO et du Comité de la condition féminine du Syndicat des professeurs de l'UQO soulignent que cela fait des années qu'elles réclament des actions concrètes.

« Si l'administration veut continuer dans cette voie-là, reconnaître le problème et vraiment agir sur la chose, nous on est vraiment satisfaites, » affirme Valérie Lafrance-Moreau du Comité des femmes de l'UQO. « C'est ce qu'on demande depuis des années... que l'administration s'engage dans la solution avec nous. »

Le plan stratégique de l'UQO a été dévoilé lundi, un peu plus d'un mois après que l'Université ait été secouée par une controverse de nature sexuelle impliquant des membres l'équipe des Jeux de la Communication.

Une mise en oeuvre du plan graduelle jusqu'en 2020

L'UQO veut organiser une série de rencontres avec les comités et les groupes qui se penchent déjà sur les enjeux de harcèlement, d'agression sexuelle et de condition féminine.

L'Université veut aussi créer un comité de coordination et proposer un plan d'action. 

Selon le document présenté lundi, le plan d'action sera mis en oeuvre entre 2017 et 2018 et la politique contre le harcèlement sera révisée entre 2018 et 2019.

« Depuis son arrivée au rectorat, monsieur Harrisson a démontré une ouverture afin de faciliter les processus de dénonciation et d'accompagnement pour les victimes de violences sexuelles, » a affirmé samedi le directeur des communications de l'UQO, Gilles Mailloux.

La direction de l'UQO souligne qu'elle travaille sur ce plan stratégique depuis plusieurs mois et qu'il s'agit d'une priorité à la fois pour l'administration et le recteur Denis Harrisson. 

Avec les informations de Laurie Trudel

Plus d'articles