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Le Pontiac élira son préfet pour la première fois dimanche

Les électeurs des 18 municipalités de la MRC de Pontiac devront choisir des conseillers municipaux, des maires, mais aussi un préfet lors du scrutin de dimanche. Les citoyens voient d'un bon œil cette nouvelle façon de faire, tout comme les candidats, qui espèrent avoir les coudées franches pour relever les défis auxquels le Pontiac est confronté.

Un texte de Dominique Degré

À Mansfield-et-Pontefract, dans le Pontiac, le paysage est bien différent de celui de Gatineau, où les affiches électorales se sont multipliées dans les dernières semaines. Peu de signes témoignent du fait qu'une campagne électorale est en cours.

Néanmoins, celle-ci bat son plein et elle a quelque chose d’historique. Dimanche, les citoyens du Pontiac choisiront leurs conseillers, leurs maires et — pour la première fois — leur préfet pour les quatre prochaines années.

Ce ne sera plus l’un des 18 maires qui occupera ce poste pour deux ans, en plus de ses responsabilités dans sa municipalité, mais un autre élu, qui s’acquittera uniquement et à temps plein des dossiers de la MRC.

Ce changement contribuera à une meilleure gestion du développement du Pontiac, croit le candidat et préfet sortant, Raymond Durocher.

« En 2014, je suis devenu préfet et j’ai réalisé assez vite fait que la complexité du développement régional, ça ne se fait pas à demi-temps, ça prend quelqu’un à plein temps », a expliqué celui qui est également maire sortant de Fort-Coulonge.

L'économie d'abord

Les cinq candidats et les citoyens que nous avons interrogés ont tous la même priorité : l’économie de la MRC. La personne qui sera élue au poste de préfet le 5 novembre aura beaucoup de pain sur la planche pour relancer l’économie du Pontiac.

Selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), le Pontiac est 102e sur 104 MRC au chapitre de la vitalité économique. L’ISQ estime aussi à 24 295 $ le revenu médian par habitant dans la région, l’un des plus dans la province.

Tous les candidats sont bien au fait des obstacles à franchir dans ce dossier et ils envisagent une panoplie de solutions pour stimuler l’économie régionale.

Jane Toller voudrait, par exemple, redonner vie à l’industrie forestière dans le Pontiac avec une nouvelle politique qui obligerait les entreprises à transformer dans la MRC le bois qu’elles y coupent.

Raymond Durocher souhaite pour sa part poursuivre les projets de développements dans certains domaines, dont l'agriculture.

Une plus grande ouverture de la MRC est aussi envisagée par certains candidats pour relancer l'économie.

À cet égard, Pierre Fréchette voudrait établir plus de partenariats avec d'autres villes, comme Gatineau et même Montréal, pour développer le Pontiac.

« On a vécu une période de morosité avec la perte d'emplois, avec la perte de grosses entreprises [...] Si on ne regarde qu'à l'interne, on va imploser. Il faut s'ouvrir vers le monde », a-t-il fait valoir.

Son de cloche semblable chez la candidate Linda Davis, qui veut attirer des entreprises du Québec et de l'Ontario dans la MRC, en plus d'améliorer les routes qui la relient au reste de l'Outaouais.

De son côté, Charlotte L’Écuyer — qui a longtemps représenté la circonscription de Pontiac à l’Assemblée nationale — veut mettre en valeur le tourisme dans le secteur, qui est une « porte d’entrée extraordinaire », selon elle.

« Notre plus grand défi, c’est de vendre qui on est et qu’est-ce qu’on a, pour que les gens puissent le connaître [...] Ce n’est pas exploité comme ça devrait l’être », a-t-elle déploré.

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