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Le possible déménagement des festivités du 1er juillet ne fait pas l'unanimité à Ottawa

Un possible déménagement des festivités de la fête du Canada ailleurs que sur la colline du Parlement d'Ottawa en raison des travaux de réfection à venir ne fait pas l'unanimité dans la capitale nationale.

Le commerçant et président de la zone d'amélioration commerciale de la rue Sparks, Tony Kano, se désole du fait que les foules pourraient se diviser entre les deux villes. « Lorsqu'on divise la journée d'un côté à Ottawa et de l'autre côté à Gatineau, comment fait-on pour transporter deux, trois cent mille personnes en milieu de journée? », s'est-il questionné en entrevue à Radio-Canada.

M. Kano pense notamment aux restaurateurs et aux hôteliers qui, selon lui, font la part du lion de leurs profits pour la saison pendant la fête du Canada.

Il croit que même avec le transport collectif gratuit, des bouchons de circulation monstres sont appelés à se former si Patrimoine canadien va de l'avant avec l'idée de traverser des événements d'envergure de l'autre côté de la rivière des Outaouais. 

A contrario, le tenancier de bar Joshua Lovemore estime que les visiteurs seront tout de même au rendez-vous. « Je pense que les gens vont quand même vouloir traverser [à Ottawa] pour venir s'y amuser. À la fête du Canada, c'est là où il faut être », a-t-il dit.

Pour sa part, le conseiller municipal d'Ottawa pour le quartier de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, voit une occasion pour se réinventer.

« Évidemment, la colline [ne sera pas disponible pendant les travaux] mais ça offre une opportunité incroyable de peut-être reconsidérer certains des sites [d'activité] pour cette grande fête », a-t-il dit, suggérant au passage de faire plusieurs événements à moins grande échelle à plusieurs endroits différents. 

Mathieu Fleury croit que toute la zone qui inclut les centres-ville des deux villes, du parc Jacques-Cartier aux plaines LeBreton notamment, pourrait être mise à contribution.

Tourisme Ottawa s'inquiète

De son côté, la directrice principale du développement de la destination à Tourisme Ottawa, Catherine Callary, s'inquiète de l'impact que la fermeture de la colline du Parlement pendant une dizaine d'années peut avoir sur le tourisme dans la région.

Mme Callary s'inquiète que d'autres événements écopent d'un manque d'espace causé par les rénovations. « Ce n'est pas seulement la fête du Canada », explique-t-elle.

Elle voit toutefois d'un oeil favorable le fait que certains événements puissent se dérouler d'un côté comme de l'autre de la frontière interprovinciale. Selon Mme Callary, « l'idée d'avoir un déplacement de gens dans la capitale nationale c'est très intéressant. Les gens voient plus de sites » et cela ajoute de la valeur à l'offre touristique de la région.

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