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Le PQ prépare sa rentrée en plein cœur du bastion libéral de l’Outaouais

Un peu moins de 24 heures avant le début du caucus présessionnel du Parti québécois (PQ) à Gatineau, le chef intérimaire Sylvain Gaudreault a rencontré la presse et pris part à diverses rencontres avec des acteurs du secteur de la santé et de l'éducation de la région.

Tout à fait conscient d'être dans une région traditionnellement libérale, où vivent de nombreux fonctionnaires fédéraux, M. Gaudreault s'est défendu d'être en « opération séduction ».

« Vous dites séduction, moi je n'aime pas beaucoup ce terme-là. J'aime mieux dire qu'on est en mode écoute », a-t-il rétorqué à une journaliste qui l'interrogeait à ce sujet. « Quand on est à l'Assemblée nationale, il faut d'abord entendre les préoccupations des citoyens et des citoyennes, des étudiants, des représentants, des acteurs du milieu ici, en Outaouais. »

Il ne s'est cependant pas gêné pour lancer une attaque envers les troupes libérales, qu'il a accusées à plusieurs reprises « d'immobilisme ».

« C'est une région très importante pour nous et nous constatons malheureusement que les libéraux l'ont tenue pour acquise depuis de nombreuses années », a-t-il ainsi expliqué.

Les priorités : santé et éducation

Sylvain Gaudreault avait prévu des rencontres en cours de journée avec l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais, le groupe Action Santé Outaouais et Santé Outaouais 2020, ainsi qu'avec le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

La santé et l'éducation constituaient à l'évidence les pièces de résistance d'un menu bien ficelé, notamment du point de vue des messages clés à relayer, avec en toile de fond la réalité frontalière de l'Outaouais.

Il a ainsi évoqué la question des délais d'attente « incroyables » à l'hôpital de Gatineau, dont les urgences ont été récemment qualifiées de pires en occident par un coroner.

Il s'est dit aussi en faveur à la création d'un Campus santé, comme le demande Action Santé Outaouais.

« À partir du moment où les médecins de famille sont formés sur un territoire, comme ici, par exemple, dans la région de l'Outaouais, ça aide à la rétention des médecins de famille pour répondre aux besoins des malades et faire en sorte d'éviter qu'on ait des situations absolument catastrophiques », a martelé Sylvain Gaudreault.

Il a par ailleurs indiqué qu'il n'était pas fermé à un statut particulier en éducation pour la région, afin d'endiguer l'exode des jeunes Québécois vers les universités ontariennes, particulièrement celles de la capitale nationale.

Avec des informations d'Andréanne Apablaza

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