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Le projet de loi sur l'aide médicale à mourir fait réagir dans la région

Le projet de loi fédéral autorisant l'aide médicale à mourir présenté jeudi par la ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould et sa collègue à la Santé Jane Philpott ne s'appliquera qu'aux personnes dont « la mort est devenue raisonnablement prévisible », peu importe qu'un pronostic concernant son espérance de vie ait été établi. Ce dévoilement du projet de loi fait réagir dans la région.

La ministre de la Justice et responsable de la région de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, voit quelques différences entre la loi québécoise et le projet de loi fédéral.

« Notre loi est légèrement plus restrictive que le projet de loi actuelle », explique-t-elle. « Mais le projet de loi dans son esprit et la façon dont il est rédigé s'apparente beaucoup à notre texte.

De son côté, Maryse Gaudreault, députée de Hull qui a travaillé à l'élaboration de la loi québécoise sur l'aide à mourir dans la dignité, se réjouit du projet de loi fédéral qui épouse les grandes lignes de la version québécoise.

Les réactions en Ontario

La procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur, constate que de nombreuses questions soulevées par le projet de loi demeurent encore sans réponse. Elles devront être analysées au cours des discussions entre parlementaires, d'ici à l'adoption du projet de loi en juin.

Le ministre de la Santé, Eric Hoskins, promet de répondre rapidement à ces questions. Il assure que des consultations sont en cours et que la discussion n'est pas terminée.
Selon lui, le défi le plus important reste de trouver l'équilibre entre le respect des valeurs de chacun et la volonté des patients.

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