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Le public pourra se faire entendre sur le retard de deux vols d'Air Transat sur l'aire de trafic à Ottawa

L'Office des transports du Canada (OTC) tiendra une audience publique les 30 et 31 août au sujet des incidents liés au retard sur l'aire de trafic de deux vols d'Air Transat, le 31 juillet, à l'Aéroport international d'Ottawa.

L'organisme fédéral a pris cette décision après avoir examiné la réponse de la compagnie aérienne à l'ordonnance lui enjoignant de fournir des explications sur ces incidents.

L'Office voulait savoir si Air Transat avait respecté les conditions de transport applicables aux vols internationaux en ce qui a trait aux services offerts aux passagers à bord.

Afin de préparer l'audience publique de la fin août, l'OTC a nommé un enquêteur qui recueillera les témoignages de vive voix ou par écrit des parties directement concernées ou touchées par ces incidents. L'enquêteur produira un rapport sommaire au plus tard le 25 août.

Air Transat dit avoir respecté les règles

Les explications formelles d’Air Transat, envoyées la semaine dernière à l’OTC, ont par ailleurs été rendues publiques mercredi. Dans un document de six pages, l'entreprise jette une partie du blâme sur les services d'avitaillement en carburant offerts à l’aéroport.

Le transporteur se demande pourquoi ses appareils ont été ravitaillés en dernier le 31 juillet, ce qui dérogeait aux pratiques habituelles du premier arrivé premier servi.

Air Transat soutient aussi avoir été tenue dans le noir par les services d'avitaillement concernant les délais pour faire le plein des appareils. Les informations données au personnel laissaient croire que le ravitaillement aurait lieu dans les 30 minutes, un cycle qui s’est répété plusieurs fois, précise Air Transat. Ces nombreux retards l’ont empêché de prendre une décision éclairée sur la façon de gérer la situation, estime le transporteur.

En raison des retards pour faire le plein, un des appareils a manqué de carburant, ce qui a entraîné une panne de ventilation, explique la compagnie.

Air Transat avance par ailleurs que ses deux avions n’avaient pas pu compter sur un soutien terrestre pendant une période de 90 minutes, ce qui a rendu impossible le débarquement des passagers.

En somme, selon la compagnie, un ensemble de facteurs sur lesquels elle n'avait aucun contrôle l’ont rendue incapable de réduire les inconvénients pour ses passagers.

Air Transat n'a pas demandé l'aide de l'Aéroport

De son côté, l'Aéroport international d’Ottawa a fait savoir que les services au sol et l'avitaillement des avions étaient offerts par un fournisseur de services et non par des employés de l’aéroport.

« L’aéroport ne détermine pas l’ordre de priorité des activités d’avitaillement. Cela est déterminé par les lignes aériennes qui doivent demander le ravitaillement en carburant à leurs fournisseurs de services au sol », a souligné l’Administration de l’aéroport d’Ottawa par communiqué mercredi.

L'administration aéroportuaire a précisé qu’Air Transat aurait pu demander de l’aide pour procéder au débarquement, puisque des autobus se tenaient prêts à transporter des passagers jusqu’à l’aérogare. « En aucun temps, l'équipage d’Air Transat ou son fournisseur de services au sol n'ont demandé de l'aide de l'Administration de l’aéroport pour le ravitaillement en carburant ou une porte pour le débarquement », peut-on lire dans le communiqué.

De son côté, la compagnie ASIG Canada, responsable des services au sol et de l’avitaillement en carburant à l’Aéroport, n’était pas disponible pour une entrevue mercredi après-midi.

Plus de 20 avions ont été déroutés à l’aéroport d’Ottawa le 31 juillet dernier en raison des conditions météorologiques.

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