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Le Québec et l'Ontario discutent de l'accueil de réfugiés syriens

L'accueil de milliers de réfugiés était au coeur de la rencontre, aujourd'hui à Ottawa, entre la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et son homologue du Québec, Philippe Couillard.

Cette « discussion informelle » s'inscrit en marge de la Conférence annuelle de l'organisme Canada 2020.

Ce midi, Mme Wynne a prononcé une allocution à la mosquée principale d'Ottawa, en compagnie du député d'Ottawa-Centre et ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnel, Yasir Naqvi.

L'Ontario s'est engagé à en accueillir 10 000 réfugiés avant la fin de 2016. De son côté, le Québec prévoit recevoir 5500 réfugiés.

Où loger les réfugiés?

Ces réfugiés pourraient être hébergés sur des bases militaires. Il n'y a toutefois que 12 000 logements sur ces dernières et la plupart sont déjà occupés par des militaires et leurs familles.

Des mesures sont toutefois en cours. Ainsi, une directive de la Défense nationale, obtenue par Radio-Canada, a demandé que cinq bâtiments d'hébergement de la base de Valcartier soient libérés « le plus tôt possible ».

Aucun « militaire permanent » de Valcartier ne quittera toutefois son logement.

En Ontario, le gouvernement songe à réquisitionner des hôpitaux récemment désaffectés pour loger temporairement les réfugiés. Selon le ministre provincial de la Santé, Eric Hoskins, ce pourrait être le cas de l'hôpital Humber River et de celui d'Oakville.

Qui paiera la note?

Hier, le gouvernement du Québec a demandé à Ottawa de couvrir les frais pour les 2000 réfugiés supplémentaires que la province devra accueillir au cours des prochaines semaines.

Les deux paliers de gouvernement se sont entendus pour se partager les coûts de l'accueil des 3500 premiers réfugiés, qui seront accueillis au Québec, mais rien n'est prévu pour les 2000 de plus que le fédéral a demandé à la province de recevoir.

Or, la facture pour l'accueil des 3500 premiers réfugiés s'élèvera à 29 millions de dollars. Québec craint maintenant de devoir assumer les coûts de l'accueil des 2000 autres réfugiés.

L'enjeu de la scolarisation des petits réfugiés a également rebondi à l'Assemblée nationale hier. Le réseau québécois de l'éducation devrait ainsi absorber l'arrivée massive de quelque 1000 élèves syriens.

L'opposition a questionné le gouvernement sur la capacité d'accueil des écoles québécoises et sur le financement de telles mesures.

Enjeux climatiques

La rencontre était également l'occasion pour les deux premiers ministres de parler des enjeux climatiques en vue de la conférence de Paris.

L'important selon le premier ministre québécois Philippe Couillard, est de ne pas tout recommencer à zéro.

Kathleen Wynne pour sa part affirme que beaucoup de progrès ont été réalisés en matière d'environnement par les provinces canadiennes.

Elle croit que l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Ottawa permettra de coordonner les efforts des provinces afin qu'elles travaillent à un objectif commun.

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