Ils peuvent être redoutables et refont surface un peu partout sur les routes chaque année à la fin de l'hiver. Les nids de poule, pourtant signes annonciateurs du printemps, restent le cauchemar des automobilistes.

Un texte de Florence Ngué-No

Les nids de poule sont créés par les cycles de gel et de dégel, qui provoquent la détérioration de la chaussée. Pendant le dégel, l’eau s’infiltre dans les crevasses de la route. Les variations de température, les vibrations et la circulation concourent à l’affaiblissement du revêtement d’asphalte, ce qui peut être à l’origine de nids de poule.

Maxime Crépeau, propriétaire du garage Les Experts sur Roues à Gatineau, note déjà une recrudescence des clients qui doivent faire réparer leurs pneus et leurs roues à cause des dommages causés par ces cavités qui se creusent dans la chaussée lors du redoux.

« Là c'est sûr qu'on a eu des grosses différences de température », dit-il. « Donc, cette semaine on a eu beaucoup de clients qui ont des problèmes avec des roues et des pneus. »

Un gros trou dans la chaussée peut être fatal pour les pneus des voitures.

« Un assez gros trou va déformer la roue », poursuit le garagiste. « La plupart du temps, ça endommage le pneu, puis c'est une bonne affaire de vérifier l'alignement, le parallélisme du véhicule pour s'assurer que les roues sont encore parallèles puis qu'on aura pas une usure prématurée des pneus. »

Sur le terrain, les équipes de la voirie sont à pied d'oeuvre.

Celles qui s'occupent du déneigement colmatent progressivement les nids de poule.

À Gatineau, près de 6000 nids de poule ont été rebouchés depuis le 1er janvier. Entre trois et six équipes de deux personnes s'occupent de ces travaux.

Chaque personne qui voit un nid de poule peut le signaler au 311. L'intervention pour combler le trou peut prendre jusqu'à six jours.

Directeur du service des communications de la Ville de Gatineau, Jean Boileau, indique que la Ville met tout en oeuvre pour prévenir la multiplication des nids de poule.

« Il y a trois équipes à l'année qui réparent les nids de poule », dit-il. « Il y a un programme préventif en place et, en période de redoux, on double les équipes pour répondre à la demande et avoir des rues plus praticables. »

À Ottawa, 20 000 nids de poule ont été réparés, 30 équipes s'occupent de les colmater.

Gestionnaire de l'entretien des routes de la Ville d'Ottawa, Kevin Wylie, abonde dans le même sens.

« On a eu plus de cycles de gel et de dégel qu'à l'habitude, ce qui fait que l'eau s'infiltre dans des fissures de l'asphalte et quand ça gèle, ça crée des cavités dans la chaussée », commente-t-il.

Les automobilistes sont prévenus. La saison des nids de poule est bel et bien commencée.

Avec les informations de la journaliste Florence Ngué-No

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