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Le service d'Uber sera tout à fait légal dès vendredi à Ottawa

Le règlement municipal légalisant les activités des exploitants de transport privé, comme le service de covoiturage commercial Uber, entre en vigueur le 30 septembre.

Dès vendredi, les chauffeurs d'Uber doivent se plier à de nombreuses conditions pour pouvoir continuer à rouler sur les routes d'Ottawa.

Ils doivent ainsi détenir un permis de taxi de la Ville, en plus d'avoir été soumis à une vérification de dossier criminel et de leur dossier de conducteur. Ils doivent aussi avoir une assurance de responsabilité civile de 2 millions de dollars.

Par ailleurs, chaque exploitant de transport privé devra, avant d'entreprendre ses activités, puis régulièrement par la suite, fournir, à l'inspecteur en chef des permis de la Ville des renseignements sur ses chauffeurs et leurs véhicules, afin d'assurer le respect des exigences législatives.

La Ville d'Ottawa cessera donc de donner des contraventions aux chauffeurs d'Uber, qui auront leur permis.

Depuis l'arrivée d'Uber à Ottawa en octobre 2014, 267 contraventions ont été émises par la Municipalité et la police à 128 chauffeurs d'Uber, pour un montant totalisant plus de 52 000 $.

Nouvelles règles pour l'industrie du taxi traditionnel

L'industrie du taxi est également soumise à un nouveau régime dès vendredi.

Elle a réduit de 40 % le coût du permis de taxi, et aboli les frais de permis pour les chauffeurs de taxi accessible.

La Ville d'Ottawa a aussi éliminé les frais de 1,50 $ lors de paiements par cartes de crédit ou de débit, fait passer l'âge maximal des véhicules de 8 à 10 ans et levé les restrictions relatives à la taille des véhicules et de leur coffre.

Les chauffeurs de taxi ont également conservé leur monopole sur les stations de taxis en ville, sauf à l'aéroport McDonald-Cartier, et sur la capacité de prendre des clients dans la rue.

Le maire Jim Watson estime que les avantages de ce service sont nombreux.

Pas l'avis des compagnies de taxi

Par ailleurs, la Ville d'Ottawa fait l'objet d'une poursuite de 215 millions de dollars.

Metro Taxi et Marc-André Way allèguent que la nouvelle réglementation ne tient pas compte des pertes financières des propriétaires de permis de taxi, dont la valeur a grandement diminué depuis l'arrivée d'Uber dans la capitale nationale.

Ils affirment également que le nouveau règlement donne un avantage concurrentiel injuste à Uber, parce qu'il est moins sévère que celui devant être respecté par les détenteurs de permis de taxi et leurs chauffeurs.

Avec les informations de la journaliste Mireille Langlois

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