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Le Service paramédic d'Ottawa essuie un revers

La Ville d'Ottawa doit réinstaurer une politique qui permet aux ambulanciers paramédics de ne pas répondre à des appels d'urgence pendant les 30 dernières minutes de leur quart de travail, a décidé un arbitre vendredi.

En mars, le ministère de la Santé a demandé au Service paramédic d’Ottawa de mettre fin à la pratique qui consiste à accorder une période de 30 minutes, après chaque transport de patient à l’hôpital et à la fin des quarts de travail, pendant laquelle les ambulanciers ne peuvent pas répondre à des appels d’urgence.

L’objectif de la directive était de réduire le recours à des ambulances de municipalités voisines. Elle avait été émise après que le département des Services d’urgence de Prescott et Russell se soit plaint d’avoir dû répondre, en une seule journée, le 6 août 2016, à 13 appels d’urgence à Ottawa. Plusieurs municipalités se sont aussi plaintes que la charge de travail de leurs services d’urgence soit alourdie parce qu’elles doivent répondre à des appels dans la capitale.

Le syndicat a toutefois argué qu’en gardant les équipes d'ambulanciers paramédics actifs jusqu’à la fin de leur quart, les travailleurs ne pouvaient presque jamais les terminer sans faire du temps supplémentaire. Un changement aussi drastique dans les conditions de travail doit être négocié dans leur convention collective, croit le syndicat.

La Ville a pour sa part signalé que le changement devait être fait puisqu’il provenait d’une directive provinciale.

Mais l’arbitre Brian Sheehan s’est rangé du côté du syndicat. Il a demandé à la Ville de procéder aux changements nécessaires pour permettre aux ambulanciers paramédics de compléter leurs tâches pendant leurs heures normales de travail. La Ville a 60 jours pour réinstaurer la politique de « fin de quart de travail ».

Le chef du Service paramédic d’Ottawa, Peter Kelly, a réagi en indiquant qu’il faudrait du temps pour étudier « les répercussions opérationnelles » de la décision.

« Le personnel utilisera cette période de 60 jours pour passer en revue les résultats de l’arbitre et prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la prestation continue des soins médicaux d’urgence », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

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