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Le SFPQ devra permettre l'accès aux édifices publics les jours de grève

La Cour supérieure ordonne au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) de permettre l'accès et la libre circulation dans les voies d'accès aux édifices gouvernementaux lors des journées de grève prévues par le Front commun intersyndical.

Dans une décision rendue mercredi, la Cour supérieure dresse une longue liste des édifices visés par l'injonction. La Cour demande au syndicat de transmettre sa décision à tous les représentants régionaux et de ne pas leur conseiller de contrevenir à cette ordonnance.

Le gouvernement du Québec, qui a fait la demande d'injonction, n'a pris aucun risque et a inclus dans sa demande tous les édifices gouvernementaux de la province, notamment un à Aguanish, situé à près de 1000 km de Québec.

En Outaouais une quinzaine d'édifices sont visés par cette injonction, dont l'édifice Jos-Montferrand. Le président régional du SFPQ, Sylvain Gendron, dit que l'injonction sera respectée, mais croit que celle-ci est annonciatrice d'une loi spéciale pour forcer les fonctionnaires à retourner au travail.

« Ils sont arrogants, ils veulent arriver à leurs fins, ils prennent tous les moyens pour y arriver », indique-t-il.

Avec cette injonction, le gouvernement veutainsi éviter les situations telles que celle survenue le 27 octobre dernier. Les travailleurs, des cadres et des professionnels de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ) à Québec avaient dû entrer au travail sous escorte policière. Les policiers étaient également intervenus devant l'édifice Marie-Guyart.

Liste exagérée

Lucie Martineau, présidente du SFPQ, affirme que ses membres se conformeront à l'injonction. Elle estime toutefois que la liste des lieux visés, qui inclut des édifices devant lesquels les membres n'ont pas tenu de piquets de grève le 27 octobre, ratisse un peu large.

« Dans les plus de 1000 adresses qu'il y a dans ces injonctions-là, il n'y a que 70 places où il y avait des affidavits du côté patronal et alors, il y a 930 places où il n'y a rien eu et on nous ordonne des injonctions à ces endroits. C'est un peu exagéré », juge-t-elle.

L'Agence du revenu rappelée à l'ordre

Par ailleurs, dans une note envoyée à ses employés le 9 novembre dernier, l'Agence du revenu du Québec a précisé qu'il était de la responsabilité des travailleurs d'être à leur poste après la pause du midi.

Les employés ne seraient pas payés s'ils quittaient pour aller manger et que les manifestations les empêchaient d'entrer au travail pour leur quart d'après-midi.

Le Syndicat de professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)  a mis en demeure Revenu Québec en précisant que les travailleurs ne pouvaient être contraints de demeurer sur les lieux de travail durant l'heure du dîner sans être rémunérés.

Une nouvelle note émise mercredi par l'Agence à ses employés précise que des points de rendez-vous seront identifiés le matin et l'après-midi lors des jours de grèves. Les travailleurs seront escortés, si nécessaire, jusqu'à leur bureau.

Le Front commun intersyndical dont fait partie le SFPQ tiendra deux journées de grève, jeudi et vendredi.

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