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Le stress post-traumatique, un trouble qui touche aussi les femmes

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, samedi, sur la colline du Parlement à Ottawa, afin de sensibiliser la population à la question du stress post-traumatique chez les militaires et les premiers répondants. Ce fut l'occasion de revenir sur le visage féminin de ce trouble encore tabou.

Les organisateurs de l'événement célébraient le premier anniversaire du Défi 22 pompes, une campagne de sensibilisation nationale qui a déjà permis d'amasser plusieurs dizaines de milliers de dollars.

Le gouvernement du Canada estime qu'un militaire canadien sur dix sera atteint du trouble de stress post-traumatique au cours de sa vie. Ce syndrome, qui touche aussi les premiers répondants, affecte de nombreux hommes, mais aussi des femmes.

Wendy Leask était responsable du volet des réseaux sociaux du défi organisé par Wounded Warriors Canada. La femme, qui n'est ni militaire ni première répondante, n'a pas été touchée par le trouble du stress post-traumatique, mais un de ses proches l'a été.

« Il y a un visage féminin à ce trouble, qui est souvent négligé », a-t-elle souligné. « Il faut que les gens réalisent que ça ne touche pas un genre plus qu'un autre. »

Le témoignage d'une ex-ambulancière

Julie Jolicoeur a travaillé en tant qu'ambulancière à Ottawa pendant plusieurs années avant de prendre sa retraite pour des raisons de santé.

Au début de sa carrière, Mme Jolicoeur a dû se rendre sur les lieux d'un accident mortel impliquant un camion de gravier, une femme et sa fille.

« Mon cerveau n'était tout simplement pas préparé à y faire face. Je n'avais aucun outil pour me préparer à ce que j'ai vu », se souvient-elle.

L'ancienne ambulancière a notamment souffert de crises de panique et de troubles de concentration. Après plusieurs années de thérapie, elle se porte beaucoup mieux.

Si elle constate que les gens sont de plus en plus ouverts à parler de santé mentale, elle estime qu'il reste encore du travail à faire.

« Honnêtement, je crois que ça reste un contexte difficile. Nous sommes très habitués à aider des gens, mais nous ne sommes pas habitués à demander de l'aide », a-t-elle conclu.

Avec les informations de Claudine Richard

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