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Le syndicat de la STO n'a « jamais parlé d'une grève générale illimitée »

Le syndicat des chauffeurs et employés d'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO) a tenu à remettre les pendules à l'heure, mercredi soir. Ses représentants disent n'avoir jamais menacé d'effectuer un débrayage complet.

« La STO, pour faire mal paraître le syndicat, a dit qu'on ferait une grève générale illimitée. Ce n'était pas ce qui était dit dans l'avis de grève de 72 heures qui a été envoyé », a indiqué le président de la section locale du Syndicat uni du transport, Félix Gendron, qui dénonce un manque de respect dans la façon d'agir de son employeur.

Le syndicat effectuera des moyens de pression dès vendredi. Les chauffeurs refuseront de travailler des heures supplémentaires et porteront les vêtements qu'ils désirent. Ils sont aussi appelés à remplir des rapports de défectuosité lorsqu'ils constatent des problèmes avec les autobus.

Le vice-président du syndicat, Guy Gosselin, a démenti en conférence de presse avoir donné le mot d'ordre aux chauffeurs de faire de tels rapports lorsque les autobus sont sales.

Les représentants du Syndicat uni du transport disent savoir que leurs moyens de pression risquent d'avoir un impact sur les usagers de la STO.

Dans la mesure du possible, on ne veut pas prendre la population en otage.

Guy Gosselin, vice-président de la section locale du Syndicat uni du transport

« On coupe au niveau du surtemps (sic). Si un autobus ne passe pas, est-ce que c'est suite à une mauvaise gestion de l'employeur? La question se pose. Les chauffeurs vont quand même faire leurs 8 heures par jour et leurs 40 heures par semaine », a mentionné M. Gosselin.

Le scénario d'une grève générale illimitée n'est pas écarté, mais il n'est pas étudié pour le moment par les représentants syndicaux.

Revenir à la table de négociation

Les mesures annoncées par le syndicat des chauffeurs et employés d'entretien de la STO seront réévaluées quotidiennement, « jusqu'à tant qu'il y a ait une ouverture de négociation », a dit M. Gosselin.

Le syndicat a quitté la table de négociations le 6 janvier. Ses représentants affirment avoir agi ainsi en raison des mesures disciplinaires envers quatre membres de l'exécutif du syndicat, notamment le vice-président et le président, qui qualifie la situation « d'intimidation ».

Les représentants syndicaux n'ont pas l'intention de se présenter à la rencontre avec un médiateur. « Notre avocate va rencontrer l'avocat de la STO demain après-midi à compter de 13 h 30 pour voir s'il ne pourrait pas y avoir une solution pour ramener les parties à la table, pour dénouer l'impasse », a mentionné M. Gendron.

La STO réagira aux affirmations du syndicat jeudi matin, à 11 h.

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