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Le syndicat des chauffeurs dénonce une impasse dans les négociations avec la STO

Une quarantaine de syndiqués ont manifesté jeudi devant le siège social de la Société de transport de l'Outaouais (STO) pour exprimer haut et fort leur mécontentement devant la lenteur des négociations.

Étant donné l'impasse dans les pourparlers, les négociations sont suspendues. Le médiateur recommande aux parties de se tourner vers l'arbitrage.

« On doute de la volonté de l'employeur parce que lors des 20 rencontres qu'il y a eu, l'employeur n'était jamais prêt, l'employeur ne connaissait pas tout le temps le fonds des choses », a déploré Félix Gendron, le président du local 591 du Syndicat uni du transport.

Dans un communiqué daté de mercredi, le Syndicat uni du transport, local 591, met en doute l’intention réelle de la STO de négocier et l’accuse de faire piétiner le processus.

Le président de la STO, Gilles Carpentier, a pour sa part allégué que le syndicat est responsable de l'impasse, n'ayant pas respecté les procédures et les règles de médiation. Il a affirmé que la STO s'était présentée à toutes les rencontres et qu'elle négociait de bonne foi, mais pas à n'importe quel prix.

M. Carpentier a répondu à une accusation du syndicat selon laquelle il veut la tête de M. Gendron. « Ce n'est pas dans les intérêts de personne de rester dans le conflit personnalisé. Il faut regarder en avant, il faut s’assurer qu'on continue de travailler dans le respect des parties », a-t-il indiqué.

Le 2 mars prochain, le syndicat et la STO doivent confirmer s’ils acceptent d’aller en arbitrage pour déterminer le contenu de la convention collective, conformément à la demande du médiateur.

Le syndicat doit faire le point avec ses membres sur cette question le 1er mars.

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