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Le syndicat des policiers d'Ottawa dénonce le maintien en poste d'enquêteurs soupçonnés de méfaits

Le chef du Service de police d'Ottawa (SPO), Charles Bordeleau, a dû défendre hier, sa décision de maintenir en poste trois hauts gradés du SPO qui font l'objet d'une enquête disciplinaire.

Le chef Bordeleau comparaissait devant la Commission des services policiers d'Ottawa lundi soir.

L'Association des policiers d'Ottawa (APO) accuse le chef Bordeleau de favoritisme à l'égard des trois hauts gradés.

Ces trois personnes, dont certains sont des inspecteurs et d'autres de plus hauts gradés, n'ont pas été suspendues de leurs fonctions, malgré des allégations d'entrave à la justice, de fraude et de manipulation de la preuve.

Les policiers sont accusés d'avoir fourni un faux témoignage lors d'une enquête de l'unité spéciale d'enquête sur la police qui tentait d'éclaircir les circonstances d'un accident lors d'un exercice de la police en 2014.

Des accusations de négligence criminelle avaient été portées contre les trois policiers à la suite de cette enquête, mais la Couronne avait décidé de suspendre ces accusations.

Des suspensions rares

Le chef Bordeleau soutient que les suspensions d'agents faisant l'objet d'enquêtes sont rares : il explique que jusqu'à présent, cette année, seulement 5 des 94 agents qui ont fait l'objet d'une enquête pour violation de la Loi sur les services de police ou du Code criminel ont été suspendus ou mutés vers un autre poste.

Charles Bordeleau a répliqué au syndicat en accusant son président, Matt Skoff, « de propager des faussetés et de semer la zizanie au sein du corps policier. »

Le syndicat persiste et signe

Matt Skoff soutient, au contraire, que c'est le refus du chef Bordeleau de traiter tout le personnel de façon équitable qui mine le plus le moral des troupes.

M. Skoff affirme qu'il a des exemples d'agents dans des postes inférieurs « qui ont été suspendus à la suite d'allégations semblables ou beaucoup moins graves. »

Il indique que ces hauts gradés ont de larges responsabilités et peuvent eux-mêmes recommander des mesures disciplinaires contre certains de leurs subalternes.

Selon Matt Skoff, cela crée une dynamique négative, dans les services que ces hauts gradés dirigent, parce qu'ils font eux-mêmes l'objet d'allégations criminelles.

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