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Le Syndicat des professeurs de l’UQO dépose une demande en arbitrage

Une nouvelle étape a été franchie dans le conflit de travail entre l'Université du Québec en Outaouais et ses professeurs. Le syndicat a fait parvenir lundi après-midi une demande d'arbitrage de différends à la direction de l'institution.

Si l’UQO accepte, un arbitre nommé par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale tranchera tous les points litigieux entre les deux parties, ce qui donnerait une nouvelle convention collective. Les professeurs sont sans contrat de travail depuis le 1er mai 2015.

La présidente du Syndicat des professeurs, Louise Briand, est convaincue que l’arbitrage est la meilleure solution, surtout pour les étudiants qui sont inquiets devant la possibilité d’une grève.

« Ce qui est important, c’est qu’à partir du moment où l’on signe le formulaire ensemble, ça veut dire qu’il n’y a plus de possibilité de lock-out et il n’y a pas de possibilité de grève. Ça s’est important parce que ça veut dire que les étudiants vont pouvoir avoir la tête tranquille », a expliqué Mme Briand.

L’UQO a indiqué qu’elle souhaitait étudier plus en profondeur la demande du syndicat avant de prendre position.

Advenant que les deux parties s'entendent pour aller en arbitrage, le ministère du Travail aura dix jours pour désigner un arbitre.

Les professeurs menacent de déclencher une grève générale dès le 10 mars. Ces derniers ont refusé l’offre finale de leur employeur à un taux de 71 % le 16 février.

Avec les informations de Dominique Degré

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