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Le Syndicat uni du transport en Outaouais se retire de la table des négociations avec la STO

Le Syndicat uni du transport (SUI) en Outaouais a annoncé, vendredi par voie de communiqué, qu'il se retirait des négociations jusqu'à nouvel ordre avec la Société de transport de l'Outaouais (STO).

Des mesures disciplinaires, à savoir des journées de suspension sans solde imposées au président de la section locale 591 du SUI Félix Gendron et à d'autres membres de l’organisation, ont été l'élément déclencheur de cette suspension.

« Moi j’ai eu quatre jours de suspension pour avoir fait mon rôle de représentant syndical. J’ai été empêché d’entrer dans les bâtiments de la STO lors d’une lettre que j’ai reçue avec mes convocations », dénonce M. Gendron. « [Je suis] rentré sur mon rôle de représentant syndical et je suis encore suspendu et convoqué disciplinairement la semaine prochaine. »

La STO est sur le dos des représentants syndicaux depuis un bout de temps.

Félix Gendron, président de la section locale 591 du Syndicat uni du transport

Le syndicaliste assimile ces mesures à de l’acharnement, une situation qu’il qualifie d’inacceptable et qu’il dit ne jamais avoir vécue auparavant.

« Jamais en 26 ans de carrière à la STO et 20 ans de représentant syndical je n’ai eu des mesures disciplinaires. Et là tout d’un coup, on est en négociation, ça ne fonctionne pas à leur goût et j’ai eu des mesures disciplinaires. Cherchez l’erreur », s’insurge Félix Gendron.

Un dialogue rompu

La décision de claquer la porte a été entérinée vendredi par les responsables de l’organisation.

Félix Gendron ajoute que c’est un reflet de l’exaspération des employés, qui avaient voté massivement pour un mandat de grève le 11 décembre dernier.

« Ce n’est pas une façon d’agir pour avoir des négociations qui seraient saines et des négociations qui aboutiraient à quelque chose de bien pour toute la population et nos membres », souligne-t-il.

Pour sa part, la STO a déploré le retrait du syndicat des négociations.

« Les mesures disciplinaires imposées à certains employés n’ont aucun lien avec les négociations en cours et le droit aux représentants syndicaux d’exercer leur rôle en respect des dispositions de la convention collective », a précisé le transporteur public dans un communiqué.

Pour rappel, depuis le 14 décembre dernier, les parties poursuivaient leurs discussions accompagnées par un médiateur nommé par le Service fédéral de médiation et conciliation.

Une assemblée générale décisive

Afin d’établir la suite des choses, le Syndicat attend d’avoir entre les mains la décision du Conseil canadien des relations industrielles.

Ce dernier doit déterminer si des services doivent être maintenus en cas de déclenchement d'une grève, et ce, afin de prévenir des risques graves et imminents pour la santé et la sécurité du public.

Cette procédure entrera dans sa dernière ligne droite lundi, alors que les avocats des deux parties présenteront leur plaidoyer respectif. La réponse finale devrait ensuite être donnée à la fin du mois de janvier.

Félix Gendron explique qu’une fois que la décision du Conseil canadien sera rendue, une assemblée générale sera organisée avec tous les membres. C’est à ce moment que sera discutée la possibilité d’entamer un débrayage ou d’autres moyens de pression.

Avec des informations de Lorian Bélanger

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