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Le ton monte entre l'Armée du Salut et Mathieu Fleury

La tension grimpe entre l'Armée du Salut et le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, au sujet du projet de développement de l'organisme sur le chemin Montréal.

Dans une lettre envoyée au conseiller, datée de samedi dernier, l'Armée du Salut se défend de ne pas avoir suffisamment consulté la communauté à propos de son projet de 350 lits pour les plus défavorisés.

Dans une longue missive de quatre pages, le directeur régional de l'organisme Glenn van Gulik énumère les nombreuses rencontres que l'Armée du Salut a eu avec Mathieu Fleury et d'autres représentants de la Ville, au cours des deux dernières années.

Il souligne surtout que c'est à la demande du conseiller que l'organisme n'a pas ébruité ou consulté la communauté au sujet de son projet.

« (...) Non seulement on ne nous a jamais demandé de consulter ou de discuter avec les groupes communautaires, mais vous et les représentants de la Ville avez insisté pour que la proposition du 333 chemin Montréal demeure privée jusqu'à son annonce le 22 juin 2017 », peut-on lire dans la lettre.

Fleury réplique

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier réfute le contenu de la lettre qui contient selon lui plusieurs faussetés. Il soutient qu'en aucun temps il n'a donné son appui au site choisi par l'Armée du Salut.

« Moi j'ai été très constant et très clair lors des rencontres que je n'appuyais pas le site du chemin Montréal. Au contraire, je les implorais de reconsidérer leur approche et considérer d'autres sites », rétorque Mathieu Fleury.

Il affirme également avoir encouragé l'Armée du Salut à tenir des consultations publiques autour de ce projet, compte tenu du fait que le choix du site était problématique.

Un expert remet en question le choix de l'Armée du Salut

Mathieu Fleury n'est pas le seul à remettre en question le choix d'établir sur le chemin Montréal un aussi grand centre de services pour itinérants.

Tim Aubry, titulaire de la Chaire de recherche facultaire en santé mentale communautaire et itinérance de l'Université d'Ottawa, estime que les conséquences d'un tel projet sont difficiles à prédire et dit comprendre les inquiétudes des résidents.

En entrevue à l'émission Les matins d'ici, M. Aubry se dit aussi désaccord avec le regroupement de plusieurs services au même endroit.

« C'est une approche dépassée aujourd'hui, il y a tellement d'évidences qui montrent qu'on peut sortir les gens très vite de la rue vers leur propre logement avec un support assez intensif, qui prend aussi des suppléments de loyer », analyse-t-il.

Dans de contexte, Tim Aubry se demande également si l'investissement prévu de 50 millions de dollars par l'Armée du Salut est pertinent.

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