Retour

Le tourisme nautique a toujours la cote 15 ans après la tragédie du Lady Duck

Quinze ans après le nauphrage du bateau amphibie Lady Duck, à Ottawa, l'industrie du tourisme nautique se porte bien dans la région de la capitale nationale.

Le naufrage du Lady Duck, cette sorte de camionnette transformée en véhicule amphibie, avait marqué la région et le pays. Quatre personnes sont mortes noyées, dont une mère et ses deux enfants. Le coroner avait alors fait neuf recommandations.

L’autre véhicule amphibie de la même compagnie, le Lady Dive poursuit toujours ses croisières pour les touristes. Ce véhicule est beaucoup plus sophistiqué que le bateau qui a coulé le 23 juin 2002. L’autobus rouge attire toujours les foules.

Quinze ans plus tard, il est difficile de constater l’impact de cette tragédie sur le tourisme nautique. Malgré un début de saison au ralenti en raison des inondations et du temps maussade connu au mois de mai, l’intérêt pour les croisières sur la rivière des Outaouais est toujours vif.

Jean-Marc Hénot, un ancien capitaine de voilier dans les Antilles françaises, est le concepteur et le maître d’œuvre de l’Aqua Taxi.

Ce service de navette sur un ponton à moteur électrique relie le Musée canadien de l’histoire à Gatineau, aux écluses à Ottawa, près du Musée Bytown.

Lancé en 2011, M. Hénot admet que la première année a été difficile et que l’entreprise a perdu de l’argent. Toutefois, cela n’avait rien à voir avec la tragédie.

« L’impact a surtout été sur le coût des assurances, les primes d’assurances. », a-t-il expliqué.

La clientèle ne semble pas inquiète d’utiliser des embarcations nautiques.

« C’est pareil que si vous avez un accident de voiture, tout le monde va continuer d’utiliser la voiture. C’était un accident », a déclaré M. Hénot.

Après quelques années d’opérations, L’Aqua Taxi a fait l’acquisition d’un deuxième bateau et les affaires roulent bien. Le navigateur croit qu’il n’a pas encore exploité le plein potentiel de son Aqua Taxi.

« Ça peut se développer. On va avoir un troisième point d’accostage à Richmond Landing. On pourrait avoir d’autres points d’accostage, le service de bateau taxi peut encore évoluer sur le canal rideau », a précisé M. Hénot.

Un secteur qui continue de se développer, en toute sécurité.

D’après un reportage du journaliste Stéphane Leclerc.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine