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Le train léger en service en novembre à Ottawa

Le maire d'Ottawa Jim Watson a annoncé que le Groupe de transport Rideau (RTG), qui construit le réseau de train léger, livrera les infrastructures à la Ville le 2 novembre, six mois après la date prévue à l'origine. Le directeur général d'OC Transpo, John Manconi, a précisé que les premiers trains devraient être en mesure de rouler quelques semaines plus tard, vers la fin novembre.

Le consortium RTG devait livrer le projet le 24 mai 2018. Toutefois, il avait annoncé en décembre que le projet avait pris du retard et qu’il ne serait probablement pas livré à cette date.

Devant le Comité des finances et du développement économique qu'il préside, le maire Watson a indiqué que le consortium assumerait tous les coûts liés aux retards prévus et que les contribuables d'Ottawa ne verseraient pas un cent de plus pour ce projet.

Pas d'indemnités de 1 million de dollars

Contrairement à ce qui avait été indiqué en décembre, la Ville d'Ottawa ne réclamera pas des indemnités d'un million de dollars au consortium pour avoir manqué la date de livraison du 24 mai 2018. Ces indemnités seront toutefois exigées si la date du 2 novembre est manquée.

Certains conseillers ont réagi négativement à cette information, accusant la Ville d'avoir manoeuvré pour faire en sorte que le consortium décide d'une nouvelle date de livraison et soit exempt de payer ces indemnités de retard.

Le conseiller Keith Egli a fait remarquer que le Groupe de transport Rideau avait indiqué en décembre qu'il croyait peut-être pouvoir livrer les infrastructures en mai, et que c'est la Ville qui, devant l'incertitude, a décidé de repousser la livraison et de négocier une nouvelle échéance.

La conseillère Diane Deans a souligné que la Ville se targue d'avoir négocié avec RTG un contrat à date fixe. Or selon elle, les faits montrent que ce n'est pas tout à fait l'entente entre le consortium et la Ville.

Mme Deans a ajouté qu'un million de dollars pourraient être très utiles à des programmes municipaux en mal de financement.

Le maire Watson a rétorqué que le contrat est à prix fixe, pas à une date fixe, et qu'il y avait une clause dans le contrat qui avait permis à RTG de modifier la date de livraison des infrastructures du 24 mai 2018.

« Il y a sept ans, quand les pourparlers ont commencé, de prévoir une date de livraison pour un si grand projet, si complexe, ce n'était pas très scientifique », a ajouté M. Watson. « On ne connaissait pas toutes les variables ».

Selon le maire, le consortium a dû faire appel « à plus de ressources et de personnel pour corriger le problème ».

Le maire s'est également réjoui de voir que les risques associés aux imprévus, comme l'affaissement de la chaussée, rue Rideau, sont à la charge du consortium et non de la Ville.

Un retard qui n'aura pas beaucoup de conséquences

John Manconi a précisé que ce retard de six mois dans la livraison des infrastructures pour le train léger n'aura pas de conséquence sur la phase 2 du train léger.

Le dirigeant d'OC Transpo a également indiqué qu'il va examiner si les coûts supplémentaires engendrés par le retard dans la mise en service du train léger pourraient être remboursés par le consortium. Le retard dans la mise en service du train léger signifie que des autobus devront rouler plus longtemps au centre-ville.

M. Manconi a tenu à préciser que les trains ne seraient pas mis en service tant que la Ville n'aurait pas complété une série de tests sur tous les systèmes et n'aurait pas eu l'approbation d'un vérificateur indépendant. Il croit que toutes ces vérifications seront complétées d'ici la fin novembre.

Il soutient que des autobus continueront de circuler lors de l'entrée en service du train léger afin d'assurer un système de transport auxiliaire en cas de pépins techniques.

Avec les informations de Joanne Chianello et Stéphane Leclerc

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