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Le travail de la police d’Ottawa à la suite d’un délit de fuite sera scruté 

Un père de famille endeuillé après que son fils a trouvé la mort à la suite d'un délit de fuite, qui est survenue en juin dernier au chemin Leitrim, a appris que sa plainte concernant le travail de la police d'Ottawa a été reçue par le Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police (BDIEP).

Cela fera huit mois que Kerry Nevin pleure la mort de son fils, Andy Nevin, 39 ans, heurté par une voiture alors qu'il faisait de la bicyclette un dimanche matin.

Pendant plusieurs jours, la police d'Ottawa a recherché une camionnette blanche et a demandé au conducteur de se rendre aux autorités.

Les policiers nourrissaient des soupçons à propos de Deinsberg St-Hilaire, 39 ans, mais quand ils l'ont accusé, c'est pour ne pas s'être immobilisé ou identifié après l'accident.

L'accusation plus sérieuse de conduite dangereuse ayant causé la mort n'a été déposée qu'en décembre, soit cinq mois plus tard.

Les membres de la famille d'Andy Nevin ne décolèrent pas cependant, parce que l'accusé a été libéré sous condition et qu'il a le droit de conduire un véhicule.

Le BDIEP enquêtera

Kerry Nevin a décidé de porter l'affaire devant le BDIEP en janvier dernier, parce que selon lui, l'enquête de la police d'Ottawa « n'a pas été effectuée convenablement ».

Il estime que les policiers auraient dû interroger les personnes avec qui l'accusé avait été en contact après l'accident. M. Nevin craint surtout que les chefs d'inculpation soient abandonnés.

La semaine dernière, il a reçu une lettre du BDIEP lui indiquant que la conduite d'un agent en particulier allait faire l'objet d'un examen, mais pas avant le début du procès de M. St- Hilaire, qui est prévu pour décembre.

« Ça devrait avoir lieu avant le procès parce que ça peut avoir un impact », croit néanmoins Kerry Nevin.

Rien d'anormal, selon un avocat

Mais dans un courriel à Radio-Canada/CBC, le BDIEP explique que, justement, dans la mesure où l'affaire est devant les tribunaux, il est important que cet examen ait lieu après les procédures criminelles afin de ne pas compromettre ces dernières.

Selon l'avocat criminaliste Michael Spratt, cette façon de procéder est tout à fait conforme aux normes. Selon lui, si l'enquête du BDIEP débouchait sur de nouveaux éléments de preuve, ces derniers pourraient être utilisés lors d'un appel.

La Section des normes professionnelles de la police d'Ottawa n'a pas reçu de plainte du BDIEP relativement à cette affaire.

D'après un reportage de CBC

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