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Légalisation de la marijuana : augmentation des cas de conduite avec les facultés affaiblies?

Le chef de la police d'Ottawa, Charles Bordeleau, craint que la légalisation à venir de la marijuana fasse augmenter le nombre de conducteurs avec les facultés affaiblies dans la capitale nationale.

Charles Bordeleau soutient que plusieurs états qui ont légalisé cette drogue connaissent une hausse de ce type de délit. « Le nombre de collisions, le nombre d’accusations ont augmenté, mais aussi le nombre de blessures et de décès », avance-t-il.

« C’est une préoccupation pour les forces de l’ordre. Nous devrons examiner l’impact de la légalisation dans notre communauté », affirme M. Bordeleau.

Le chef de police soutient que les policiers ont des moyens limités pour déterminer si un conducteur est sous l’influence de la marijuana. « En ce qui concerne les drogues, nous devons utiliser des experts pour examiner les conducteurs », soutient M. Bordeleau.

« Il y a des policiers qui sont spécialement formés pour évaluer si les conducteurs ont consommé des drogues et l’impact sur leur conduite. Il n’y a pas d’outil spécifique de disponible pour l’instant », ajoute-t-il.

Mardi, le Groupe de travail pour la légalisation et la réglementation du cannabis a proposé une série de recommandations pour éclairer le gouvernement Trudeau qui a promis de présenter un projet de loi sur le sujet l'an prochain.

Le chef Bordeleau affirme que la légalisation devra être accompagnée des outils et de la formation nécessaires pour les policiers.« Ils vont devoir identifier une limite légale pour conduire », soutient-il.

Charles Bordeleau est particulièrement inquiet des dangers de la combinaison de l’alcool et de la marijuana au volant.

Un projet pilote à Gatineau

À Gatineau, les policiers mènent actuellement un projet pilote pour tester une technologie de détection des drogues à l’aide d’un échantillon de salive.

Le chef de police de Gatineau, Mario Harel, affirme que les conducteurs qui accepteront d’être testés durant le projet pilote ne seront pas poursuivis.

L’objectif est de tester la technologie pour voir si elle fonctionne bien malgré le froid canadien. « Ça va nous permettre de développer des standards canadiens qui n’existent pas encore », affirme M. Harel.

Le projet se poursuivra jusqu’au printemps.

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