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Les 60 ans de l'une des pires tragédies militaires au Canada

Une cérémonie commémorative soulignera la mort de 15 personnes dans l'écrasement d'un avion militaire à Orléans, dimanche. Le 15 mai 1956, en soirée, un avion de chasse des forces aériennes canadiennes s'est écrasé directement sur la Villa Saint-Louis, le centre de villégiature des Soeurs Grises de la Croix.

L'impact sera fatal, 15 personnes mourront dans cette tragédie. Parmi les victimes se trouvent 11 religieuses, l'aumônier de l'endroit et l'aide-cuisinière. Le pilote et le navigateur de l'appareil ont aussi péri dans l'accident.

La cause de l'écrasement n'a jamais été déterminée et, 60 ans plus tard, l'accident de cette soirée est encore qualifié comme étant parmi les pires tragédies militaires aériennes canadiennes.

La cérémonie aura lieu à 14 h, devant le monument de l'Association de l'Aviation royale canadienne. Ce monument a été installé tout près du lieu de l'écrasement.

Le fil des événements

Selon les archives de la Ville d'Ottawa, un appareil non identifié est apparu sur les écrans radars des contrôleurs aériens, le 15 mai 1956.

À ce moment, « un chasseur de la base aérienne Uplands fut envoyé pour identifier et intercepter l'avion ». Quelques minutes plus tard, un second CF 100 s'envola pour soutenir le premier dans sa mission.

L'avion non identifié était finalement d'un avion de transport d'Air Canada, selon le journal LeDroit, mais il avait oublié de s'identifier.

Un des chasseurs a donc atterri, l'autre voulait plutôt brûler du carburant avant de le faire. « Ce fut la dernière communication reçue de l'appareil », peut-on lire sur le site web de la Ville d'Ottawa.

Les munitions de l'avion de chasse ont ensuite explosé avec la force de l'impact.

Alertés, des voisins se sont aussitôt dirigés vers les lieux du centre de villégiature, où ils ont pu aider à extirper 25 personnes.

Quinze autres personnes seront retrouvées mortes.

Dès le lendemain du drame, une enquête sera ouverte, afin de déterminer les causes exactes de l'écrasement.

Plusieurs questions demeurent toujours sans réponse des décennies plus tard, car les pilotes n'ont jamais émis d'avis de détresse.

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