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Les 9 demandes des chauffeurs et des entreprises de taxi à la Ville d'Ottawa

L'industrie du taxi et le syndicat représentant les chauffeurs ont présenté, mercredi, une liste de neuf demandes aux conseillers municipaux d'Ottawa à la veille d'un débat sur la légalisation du service de covoiturage Uber.

Les entreprises Coventry Connections et West-Way ainsi que le syndicat Unifor Local 1688 ont publié cette liste. Le Comité des services communautaires et de protection de la Ville doit se pencher, jeudi, sur le rapport spécial qui a revu toute l'industrie du taxi sur le territoire en raison de la venue d'Uber.

« Nous reconnaissons que les deux services doivent coexister, mais nous avons de sérieuses inquiétudes face à la sécurité et à la protection des consommateurs [traduction libre] », a souligné par courriel Hanif Patni, président-directeur général de Coventry Connections.

L'industrie du taxi et les conducteurs font donc les demandes suivantes :

  1. Que les chauffeurs d'Uber et d'autres compagnies aient l'obligation de soumettre leur dossier de conducteur, leur dossier judiciaire et leur preuve d'assurance directement à la Ville et qu'ils paient annuellement des frais de renouvellement de permis;
  2. Que des caméras de sécurité soient obligatoires dans tous les véhicules, qu'elles respectent les mêmes normes que les caméras installées dans les taxis traditionnels et que seuls les policiers aient accès aux images qui y sont captées;
  3. Que tous les chauffeurs aient l'obligation de suivre une formation au collège Algonquin et que seuls ceux qui l'ont suivie puissent obtenir un permis de taxi de la Ville.
  4. Que tous les chauffeurs disposent d'une assurance commerciale de 5 millions de dollars et qu'ils en apportent la preuve à la Ville;
  5. Que les nouvelles entreprises aient une flotte d'au moins 25 véhicules et que seules trois nouvelles compagnies aient le droit de fournir des services sur le territoire de la Ville;
  6. Que Uber cesse immédiatement ses activités à Ottawa jusqu'à ce qu'une nouvelle loi provinciale donne aux villes de plus grands pouvoirs de contrôle de l'industrie du taxi;
  7. Que les véhicules utilisés par les conducteurs d'Uber ou d'autres entreprises n'aient pas plus de 5 ans lorsqu'ils entrent en service et qu'ils ne dépassent pas 8 ans, comme ce qui est exigé des taxis traditionnels. Que les règlements concernant notamment les dimensions du coffre d'auto soient être appliqués pour tous les véhicules;
  8. Que les conducteurs d'Uber et d'autres compagnies appliquent la taxe de vente et en fassent la preuve auprès de la Ville;
  9. Que la Ville - et non les compagnies - fasse des inspections de véhicules.

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