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Les accidents dans les rapides Deschênes inquiètent les défenseurs des ruines

L'Association des résidents de Deschênes s'inquiète des répercussions des interventions d'urgence menées près des rapides sur l'avenir des ruines de l'ancien barrage.

Samedi encore, les pompiers d'Ottawa et de Gatineau ont dû porter secours à un kayakiste dont l’embarcation a basculé dans les rapides. L'homme a nagé lui-même jusqu'à la plage Westboro, à Ottawa, qui se trouve à environ trois kilomètres des ruines.

Depuis 2007, les services d'urgence sont intervenus à plus de vingt reprises pour secourir des personnes en détresse. Six ont péri ou ont disparu dans les eaux de la rivière des Outaouais, selon le ministère des Transports.

Selon le président de l'Association des résidents de Deschênes, Howard Powles, ce genre d’incident pourrait alimenter les craintes de la population vis-à-vis la sécurité de ce secteur et par le fait même discréditer le projet de préservation du site.

« C'est sûr que la sécurité est invoquée comme la principale raison pour démolir les ruines, mais à notre avis, ça n'augmentera pas la sécurité parce que les rapides sont toujours là et sont toujours dangereux », a estimé M. Powles.

Pour l'Association, la solution passe probablement par la préservation des ruines, tout en renforçant leur sécurité pour permettre aux kayakistes de pratiquer leur sport dans les meilleures conditions. Un groupe de kayakistes de la région affirme avoir déjà fait une telle proposition au ministère des Transports du Québec.

Trop de kayakistes non expérimentés

Des kayakistes habitués de la rivière des Outaouais ont affirmé dimanche que c'est un novice mal équipé qui a été éjecté de son kayak samedi.

Or, le propriétaire de la compagnie de kayak et de rafting Horizon X, Martin Bertrand, déconseille aux kayakistes débutants et intermédiaires de s'aventurer près des ruines, peu importe les conditions.

« Généralement, ce qu’on voit, c’est des gens qui sont novices, qui ont pris un cours en piscine ou ont pris quelques cours avec leurs amis et qui s’en vont dans les crues du printemps quand l’eau est extrêmement froide », a rapporté M. Bertrand. « Souvent, il leur manque l’équipement nécessaire pour la température, des connaissances, des techniques nécessaires pour des rivières qui sont en crues, qui ont généralement plus d’obstacles ou qui sortent un peu de leur lit. »

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