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Les ambulanciers paramédicaux de l'Est ontarien et d'Ottawa s'entendent

Les ambulanciers paramédicaux dans la région de l'est de l'Ontario disent avoir conclu une entente de principe avec leurs homologues d'Ottawa. Celle-ci pourrait réduire leur présence dans la capitale.

Des représentants de trois services paramédicaux de la région se sont entendus avec le nouveau chef du Service paramédic d'Ottawa, Myles Cassidy, lorsqu'ils se sont réunis à la fin de juillet.

En vertu de cette entente, les ambulanciers paramédicaux des comtés de Renfrew, de Prescott-Russell et de Cornwall ne répondront qu'aux appels d'Ottawa si les patients sont en situation d'arrêt cardiaque ou s'ils sont inconscients, selon le chef des Services paramédicaux de Renfrew, Mike Nolan.

La Ville d'Ottawa a toutefois tenu à rappeler que cette entente n'était pas signée et qu'elle nécessiterait l'approbation du ministère de la Santé et des Soins de longue durée.

« À l’heure actuelle, la Loi sur les ambulances de l’Ontario ne permet pas ce genre d’entente, parce que le système est conçu de façon à fournir un service homogène dans l’ensemble de la province et que les paramédics sont tenus de répondre aux demandes provenant des lieux dont ils sont le plus près, ceux-ci pouvant être à l’extérieur des frontières municipales », a indiqué la Ville par voie de communiqué, disant poursuivre les discussions avec les Municipalités environnantes.

Réduire l'usage d'ambulances chez les voisins

Si l'entente est effectivement signée, l'objectif sera d'avoir le nouveau système en place d'ici le 1er octobre 2017. Jusqu'à présent, les ambulanciers des régions voisines sont déployés à Ottawa si leurs ambulances sont à proximité de la scène ou s'il n'y a pas d'autres ambulances disponibles à Ottawa. Parfois, ils sont appelés pour des raisons relativement mineures.

Dans les cas graves impliquant une collision majeure ou une urgence similaire, les ambulanciers paramédicaux d'Ottawa devront communiquer avec les autres services directement pour demander de l'aide. Les autres corps ambulanciers décideront alors s'ils peuvent ou non appuyer leurs collègues de la capitale.

M. Nolan estime que la nouvelle entente réduira considérablement le nombre d'interventions des agents paramédicaux de Renfrew à Ottawa. En 2016, les ambulanciers paramédicaux se sont rendus à 370 reprises dans la capitale. En vertu de la nouvelle entente, ils pourraient s'y rendre environ 15 fois par année.

Le directeur des services d'urgence pour les comtés unis de Prescott et Russell, Michel Chrétien, précise que l'entente permettra de réduire de 60 à 80 % le volume des ambulances qui sortent de sa municipalité.

« Ça va permettre à Prescott et Russell de garder ses véhicules dans la municipalité, pour pouvoir répondre aux urgences dans la municipalité », affirme M.Chrétien. « On va donner un coup de pouce seulement dans des circonstances exceptionnelles, pas dans des circonstances journalières. »

Une nouvelle entente après de nombreuses plaintes

Cette entente de principe survient après de nombreuses plaintes de la part des municipalités voisines d'Ottawa, qui se plaignent que le Service paramédic d'Ottawa dépend trop des services avoisinants.

Les paramédicaux ruraux se sont plaints que la pratique était coûteuse et peut-être même dangereuse, car elle a parfois laissé leurs propres résidents sans premiers intervenants à proximité.

Michel Chrétien précise que les quatre signataires de l'entente reconnaissent leur responsabilité à répondre aux besoins de leur collectivité respective.

M. Chrétien soutient que les conseils du comté de Renfrew et des comtés unis de Prescott et Russell ont approuvé cette entente. Il attend la réponse de celle de Cornwall.

Le nouveau chef du Service paramédic d'Ottawa, Myles Cassidy, qui était jusqu'à récemment à Cornwall, affirme qu'en tant que chef des ambulanciers paramédicaux d'Ottawa, il a le pouvoir de conclure cet accord sans l'amener au conseil municipal.

« À mesure que nous progresserons, les résidents de chaque municipalité devraient recevoir le service des ambulanciers de la municipalité dans laquelle ils vivent », a-t-il déclaré.

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