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Les banques alimentaires d'Ottawa crient famine

La direction de la Banque d'alimentation d'Ottawa a assuré avoir eu du mal à offrir des produits frais aux personnes les plus démunies cet été. La pluie et le froid ont limité la production de pommes de terre et de carottes.

Ce sont 140 agences qui en dépendent pour leur approvisionnement en produits frais.

« L'année passée, à ce temps-ci de l'année, notre table de produits [frais] était comble et on avait de l'excédent, parce que les récoltes étaient toutes en même temps et on avait un excès [...]. Cette année, ce n'est pas la même situation qui se présente. On est vraiment au strict minimum », a confié Nicole Perras, coordonnatrice de la banque alimentaire au Centre de ressources communautaires Orléans-Cumberland.

Selon le directeur général de la Banque d'alimentation d'Ottawa, Michael Maidment, son organisme avait pour objectif de cultiver plus de 45 000 kilogrammes de produits sur leur ferme de Stittsville, qui est de 2,4 hectares. Ces attentes ont été revues à la baisse à cause des records de pluie et d'un temps généralement froid. Les bénévoles n'ont pu atteindre que 20 à 25 % de leur objectif.

« La terre est tellement humide que les récoltes pourrissaient dans le sol, elles avaient trop d'eau », a raconté M. Maidment jeudi. « D'autres récoltes ont souffert du froid, ce qui a retardé leur croissance. »

La banque alimentaire a choisi de faire pousser une variété de pommes de terre qui peut se conserver longtemps. Elles n'ont pas encore atteint leur taille maximale et les agriculteurs n'en ont pas encore fait la récolte dans l'espoir qu'elles puissent croître un peu plus.

En temps normal, lorsque les productions ne sont pas assez importantes, la banque alimentaire peut compter sur 30 000 kg de dons de produits frais par an provenant d'autres fermes pour l'aider à compenser, mais cette année, tous les agriculteurs luttent en vain pour avoir de bonnes récoltes.

Selon le bilan annuel 2016 de la Banque d'alimentation d'Ottawa, cette dernière aide 41 540 personnes par mois.

Problème différent en Outaouais

Du côté de Gatineau, Moisson Outaouais connait des problèmes différents. Des produits périssables comme les légumes sont en abondance tandis que les produits non périssables se font très rares.

Malgré le fait que le niveau des réserves de conserves soit bas à l'entrepôt de l'organisme d'aide alimentaire, on arrive à répondre à la demande.

« Normalement, on a toujours de bonnes réserves, mais à ce temps-ci de l'année, c'est normal de s'attendre à une baisse. Puisqu'au début d'été, on a donné 42 tonnes de denrées pour aider les sinistrés des inondations, ça a nettement amenuisé nos réserves, mais ce n'est pas critique pour l'instant », a assuré Christian Lortie, directeur des communications chez Moisson Outaouais.

Autant chez Moisson Outaouais qu'à la Banque d'alimentation d'Ottawa, on compte sur la générosité des donateurs au cours des prochaines semaines pour regarnir les étagères.

M. Maidment encourage les propriétaires de jardins à faire des dons de nourriture à la Banque d'alimentation d'Ottawa et suggère aussi aux personnes intéressées de faire don de produits achetés auprès d'agriculteurs locaux.

Avec les informations de Gilles Taillon

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