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Les Bergers de l'espoir refusent d'abriter le centre d'injection supervisée non autorisé

L'organisme ottavien à but non lucratif, Les Bergers de l'espoir, a dit lundi qu'il s'opposait à l'installation du centre d'injection supervisée non autorisée dans ses locaux. Une idée qu'a proposée le conseiller municipal de Rideau-Vanier samedi, et avec laquelle le maire d'Ottawa et les responsables du centre non autorisé sont d'accord.

Le maire Jim Watson s'est dit favorable à la proposition du conseiller municipal Mathieu Fleury, « si les Bergers de l'espoir sont d'accord avec ça ».

« C'est un endroit plus efficace et meilleur pour aider des personnes dans le besoin. Il y a de la place sur le terrain de stationnement des Bergers de l'espoir », a déclaré M. Watson.

Pour sa part, une des responsables du centre d'injection supervisée non autorisé, Marilou Gagnon, a assuré que ce déménagement serait « une bonne option à considérer. »

Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, avait proposé ce déménagement samedi pour faire cesser les tensions que crée le centre non autorisé dans le voisinage du parc Raphael-Brunet.

« S'ils se déplaçaient aux Bergers de l'espoir, la majorité des pressions communautaires seraient désamorcées. Il y a un entêtement qui continue à élever les tensions », avait-il alors déclaré. « Je demande [au centre d'injection supervisée non autorisé] d'arrêter de jouer à des jeux. »

Lundi, il a déploré « un manque de coordination des leaders de la communauté des soins de santé à Ottawa pour élaborer une meilleure approche pour les besoins de la communauté », en entrevue à Radio-Canada.

Les Bergers de l'espoir veulent leur propre centre d'injection supervisée

Interrogée par CBC, la directrice générale des Bergers de l'espoir, Deidre Freiheit, refuse d'accueillir le centre d'injection supervisée non autorisé dans ses locaux pour de multiples raisons.

« Nous ne pouvons pas déplacer le centre dans nos locaux parce qu'il propose des services qui sont illégaux », a argumenté Mme Freiheit.

Les Bergers de l'espoir craignent qu'abriter ce centre illégal leur fasse perdre leur statut d'organisme à but non lucratif.

Estimant que « la situation [la crise des opioïdes à Ottawa, NDLR] a changé », qu'elle « s'est aggravée depuis [la] première soumission en février 2017 », Mme Freiheit a refait la semaine dernière une soumission auprès de Santé Canada pour la création de leur propre centre d'injection supervisée légal.

Leur toute première demande concernait un centre d'injection supervisée qui ne soit ouvert qu'à leurs clients, alors que la nouvelle demande concerne un centre ouvert à tous.

« Nous travaillons depuis des mois pour être prêts à offrir les services d'un centre d'injection supervisée, mais nous ne pouvons pas le faire de façon illégale », a expliqué Mme Freiheit.

Le centre d'injection des Bergers de l'espoir sera installé dans une roulotte du même type qu'on retrouve sur un chantier de construction etdont l'arrivée est prévue le jeudi 12 octobre. Elle offrira huit espaces séparés et sera ouverte 24 heures tous les jours de la semaine.

Les Bergers de l'espoir n'ont pas eu de réponse pour le moment de Santé Canada, mais l'organisme, qui a déjà embauché du personnel, espère « être opérationnels immédiatement ».

Autre argument de Mme Freiheit pour ne pas accueillir le centre illégal : le manque d'espace pour accueillir les tentes du centre non autorisé, puisque la roulotte prendra toute la place disponible. Des discussions entre toutes les parties pourraient avoir lieu mardi.

Avec les informations de Roxane Léouzon

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