Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais mettra fin dès la semaine prochaine aux mesures exceptionnelles instaurées le mois dernier pour faire face aux problèmes d'engorgement majeurs causés par l'explosion de cas de grippe dans la région.

L’annonce a été faite par le président-directeur général du CISSS, Jean Hébert, lors d’une rencontre du conseil d’administration jeudi soir.

« C’est la grippe puis aussi une clientèle vulnérable : problèmes pulmonaires plus la grippe. C’est ça qui fait qu’un moment donné on a eu des difficultés à gérer tout ce volume de patients qui arrivaient », explique M. Hébert. « Ça reste quand même encore élevé, on est rendu au niveau le plus élevé de l’année passée. Mais là si ça peut descendre, on va commencer à souffler. »

Il y avait 110 cas de grippes répertoriés sur le territoire desservi par le CISSS de l’Outaouais il y a deux semaines. Ce nombre est en baisse depuis, et est tombé à environ 70 dans les derniers jours. Ce nouveau décompte correspond au sommet atteint durant la saison de la grippe l’an dernier.

Afin de libérer des lits dans les hôpitaux pour les hospitalisations de courte durée, le CISSS de l’Outaouais avait réquisitionné au début de février toutes les places libres dans les CHSLD (centres d’hébergement de soins de longue durée), les ressources intermédiaires et les ressources de type familial. Les autorités de la santé avaient également relocalisé certains patients vers d’autres centres de santé moins occupés plus loin en région, notamment à Shawville, Maniwaki et Wakefield.

Le déficit anticipé s’alourdit

Les membres du conseil d’administration du CISSS ont aussi fait le point sur le déficit anticipé de l’établissement.

Radio-Canada avait appris plus tôt cette semaine que le CISSS avait enregistré un déficit cumulatif de plus de 5,6 millions de dollars en décembre 2017, et que celui-ci pourrait atteindre 5,8 millions de dollars d’ici le 31 mars 2018.

Or, les projections présentées lors de la rencontre du conseil d’administration font maintenant état d’un déficit avoisinant les 6,6 millions de dollars pour l’exercice financier en cours.

Les dépenses liées à la masse salariale et aux prix plus élevés de certains articles comme des médicaments sont à l’origine des dépassements de coûts anticipés.

« Je ne suis pas financé à la hauteur de mes coûts actuellement, parce qu’il y a de nouvelles molécules, ça coûte cher. Puis, on ne regarde pas les coûts, on regarde l’aspect clinique, la personne, l’éthique et puis finalement parfois, ça peut coûter 150 000 dollars un traitement », précise M. Hébert. « On est en discussion avec le ministère pour voir comment on serait capable d’avoir un rehaussement de ce budget-là. »

Avec les informations de Pascale-Marie Dufour

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