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Les changements climatiques au cœur de la rencontre Wynne-Notley

L'Ontario et l'Alberta ont des approches différentes sur la question des changements climatiques, mais sont d'accord pour dire que les émissions de gaz à effet de serre sont un problème clé directement relié à l'économie.

Des consultations sont actuellement menées par un comité albertain auprès de tous les secteurs de l'économie, incluant celui de l'énergie. Le comité cherche à réduire la quantité de charbon utilisé dans la production d'électricité. « Il est aussi en train d'examiner ce que nous faisons en matière d'efficacité énergétique et d'énergie renouvelable », a dit Rachel Notley.

L'Alberta compte développer une politique afin d'équilibrer la gestion environnementale en assurant « une croissance durable et économiquement saine »  du secteur énergétique de la province, a dit la première ministre.

« Le développement durable de l'industrie de l'énergie est très important pour l'économie de l'Alberta et très important pour l'économie du Canada », a ajouté Rachel Notley.

L'Ontario a déjà fermé ses centrales électriques au charbon et a décidé de mettre en place un système de plafonnement et d'échange afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, pendant que l'Alberta a mis en place une bourse du carbone. « Ce qui est important de notre point de vue, c'est que nous agissions tous, et le fait que nous mettions en place nos propres stratégies reste cohérent avec la stratégie énergétique canadienne », a dit Kathleen Wynne. « Une réduction réelle des émissions est notre but ».

Pipeline Énergie Est

1 100 entreprises ontariennes dépendent des sables bitumineux de l'Alberta, a affirmé Kathleen Wynne, ajoutant que la province a donc un intérêt particulier dans ce secteur.

L'Ontario et le Québec ont toutefois soulevé des inquiétudes quand à l'impact environnemental du projet de pipeline Énergie Est, et Rachel Notley a admis que l'Alberta pourrait mieux expliquer qu'il est nécessaire afin de diversifier les marchés de l'énergie.

TransCanada veut construire ce pipeline afin de transporter du brut de l'Alberta vers l'est du Canada. Le projet de 12 milliards de dollars consisterait en la conversion d'un gazoduc pour les deux tiers du tracé et la construction d'un oléoduc au Québec et au Nouveau-Brunswick.

« Un projet comme ce pipeline ne devrait pas faire en sorte que les provinces s'opposent, mais il s'agit d'avoir cette conversation qui permette de reconaître les mérites économiques et les besoins économiques de toutes les provinces », a affirmé Kathleen Wynne.

La visite de Rachel Notley à Toronto faisait partie d'une tournée dans l'est du continent qui l'a fait passer par Montréal et New York.

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