Le marché de l'alimentation fait des efforts pour répondre à la demande écologique de ses clients, mais s'y retrouver n'est pas toujours facile. Avec l'arrivée d'épiceries sans déchet ou de boites de produits locaux livrées à la maison, comment peut-on être certain que le choix qu'on fait est vraiment écologique ou relève d'une stratégie marketing des compagnies? Enviro Éduc-Action a analysé trois options.

Un texte de Claudine Richard

L'idée de cet article est venue après la réception d'un communiqué de presse sur l'obtention d'une certification environnementale « Action Réduction Platine » pour un IGA de Gatineau. Avec la multiplication des compagnies qui livrent des produits locaux, Radio-Canada s'est demandé quelle option a le plus d'avantages écologiques.

Les boites de recettes livrées

Plusieurs compagnies qui offrent la livraison de produits et de recettes à la maison mettent en valeur des produits canadiens. L'avantage de cette option réside dans la réduction des gaz à effet de serre. « Les camions parcourent de très grandes distances pour nous faire parvenir des fruits souvent hors-saison, alors qu'avec des produits locaux le camionnage est de beaucoup réduit » souligne la directrice générale d'Enviro Éduc-Action, Geneviève Carrier.

Mais l'emballage individuel des ingrédients peut causer problème, « C'est beaucoup d'emballage que de préparer une recette comme ça, c'est de la création de produits de plastique qui ne serait peut-être pas nécessaire, mais certaines compagnies vont s'assurer que tous leurs emballages puissent aller au recyclage ». Le gaspillage alimentaire peut aussi être diminué avec ce choix qui demeure plus dispendieux.

IGA à certification environnementale

Cette épicerie de Gatineau a obtenu une certification Action Réduction Platine + du programme Jour de la terre. « Le cas des IGA est quand même assez intéressant parce que la bannière au complet s'est dotée d'une politique environnementale.

Pour se faire, ils essaient d'adhérer à une certification qui a été créée pour les toutes les chaînes de magasins alimentaires, pas uniquement une que IGA se donne à elle-même. Elle a été a été créée par l'organisme Jour de la terre. » précise Mme Carrier.

Mais se donner bonne conscience a peu de valeur environnementale si par la suite on fait de mauvais choix à son marché d'alimentation. « Si on arrive à l'épicerie, en tant qu'individu, et qu'on a le choix de courgettes à l'unité ou des courgettes dans un contenant en styromousse et enveloppées avec de la pellicule de plastique, bien là ça s'annule un peu » dit la directrice générale d'Enviro Educ action.

Épiceries sans déchet

Le choix écologique est évident. Acheter en vrac permet d'éviter les déchets ultimes « On pense par exemple au sac de pâtes dans un plastique croustillant ou craquant, celui-là on ne peut pas le recycler », précise Mme Carrier. Mais les épiceries sans déchet ou en vrac nécessite un changement d'habitudes, « Il faut se rendre à cette épicerie qui n'est peut-être pas dans votre quartier et il faut préparer ses contenants d' avance ».

Pour Geniève Carrier, le choix et les actions du consommateur peuvent faire une grande différence. Il suffit de choisir l'option qui semble la plus avantageuse avec nos préférences.

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