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Les citoyens invités à rencontrer le maire de Gatineau à son bureau

Dans le cadre de la Semaine de Gatineau, le maire Maxime Pedneaud-Jobin rencontre les citoyens à son bureau de 9 h 30 à midi, à la Maison du citoyen pour une deuxième année d'affilée. 

La Semaine de Gatineau, qui a lieu pour la 11e fois, est organisée dans le cadre de la Semaine de la municipalité qui se tient partout au Québec.

Les citoyens sont invités à découvrir les coulisses de différents services municipaux et le lieu de travail du maire, qui sera accompagné de l'une de ses filles tout au long de la journée.

« C'est une idée qu'on a eue en se disant qu'il y a peu de gens qui ont accès au bureau du maire. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup de gens qui viennent au bureau, mais dans la partie salle de conférence où on travaille, rencontre des gens », précise M. Pedneaud-Jobin.

« Par contre, dans la partie plus privée, où c'est mon bureau, le petit salon où je reçois des gens, mon cabinet, ça, il y a peu de gens qui voient ce coin-là », ajoute le maire.

Il affirme aussi que ces rencontres peuvent lui permettre de prendre conscience de certains problèmes. Il cite notamment le cas de ces trois immigrants qui avaient du mal à trouver un emploi et qui sont venus lui en parler l'an dernier.

« Il y a des choses à faire pour être citoyen et s'ils sont obligés de faire ça, de venir au bureau du maire, ça veut dire qu'il y a quelque chose qui n'a pas marché », croit M. Pedneaud-Jobin.

Il soutient par ailleurs qu'il a reçu des parents qui voulaient montrer à leurs enfants que le maire est une « vraie » personne qui peut être accessible.

Des échanges polis

Maxime Pedneaud-Jobin admet qu'il ne reçoit pas que des compliments lors de ce genre de rencontres, mais il souligne que les citoyens restent toujours polis.

« Quand les gens ont accès directement, ils vont exprimer des critiques, mais tout à fait poliment et gentiment. Ils sont plus sévères quand ils n'ont pas accès », rappelle-t-il, même si sur les réseaux sociaux, c'est une autre paire de manches selon lui.

À l'entendre, le cynisme en politique se ressent aussi dans la sphère municipale. Il croit que les citoyens ne se rendent pas forcément compte de la somme de travail qu'abattant les élus.

« Des fois, on a tendance à dire "ils sont tous pareils". Ce n'est pas vrai que les politiciens sont tous pareils. Donc cette communication sur le travail de l'élu, c'est bien important », explique Maxime Pedneaud-Jobin.

Ce dernier rappelle qu'il est possible de le rencontrer tous les mercredis en prenant un rendez-vous d'une durée de 15 minutes à une demi-heure. Cela lui permet d'entendre les doléances ou les problèmes individuels des citoyens.

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