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Les commentaires racistes sont inacceptables, assure le chef de police d'Ottawa

Des commentaires de nature raciste au sujet des Autochtones, qui auraient été mis en ligne par un policier ottavien, ne reflètent pas les valeurs du Service de police d'Ottawa (SPO), affirme le chef Charles Bordeleau.

« C'est contre nos valeurs. [...] C'est quelque chose qui n'est pas acceptable », affirme-t-il, reconnaissant du même souffle que les policiers de son service ne sont pas immunisés contre les opinions préconçues, mais qu'ils se doivent de les laisser de côté, afin de bien exercer leur travail.

Il précise que les policiers reçoivent des formations pour éviter que leurs préjugés influencent leur travail.

Rappelons que le SPO enquête sur une plainte alléguant qu'un de ses agents aurait mis en ligne des commentaires de nature raciste sur les Autochtones et sur la défunte artiste inuite Annie Pootoogook, dont le corps a été retrouvé la semaine dernière.

Le chef Bordeleau dit avoir pris des actions immédiates, dès la réception de la plainte, dimanche, pour déclencher l'enquête et faire retirer les commentaires apparaissant au bas d'un article en ligne.

L'enquête est toujours en cours. Entre-temps, l'agent qui fait l'objet de la plainte n'a pas été suspendu et poursuit ses fonctions habituelles.

Mettre fin aux relations tendues

Par ailleurs, le chef Bordeleau ajoute que ses agents continueront à travailler avec la communauté autochtone pour s'assurer du maintien des bonnes relations.

Des experts rencontrés par ICI Ottawa-Gatineau croient pour leur part que le SPO doit apprendre des événements des derniers jours.

« Notre communauté n'a jamais été en faveur de mesures punitives », souligne la coprésidente du Comité d'intervention policière et communautaire (CIPC) et militante autochtone, Lynda Kitchikeesic Juden. « Notre communauté met toujours l'accent sur la réparation. »

Elle se dit d'avis qu'il faut faire davantage de place à la communication.

« Je pense qu'en ramenant sur le tapis là, pour tous les officiers, que c'est sérieux les relations avec les Autochtones et qu'il y a quelque chose à faire, je pense qu'il y a quelque chose de positif qui peut en ressortir », renchérit l'avocat Jean Richer.

Les policiers ottaviens ont également des relations parfois houleuses avec les membres d'autres communautés culturelles. C'est notamment le cas de la communauté somalienne, dans le contexte de la mort, cet été, d'Adbirahman Abdi, à la suite d'une intervention musclée.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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