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Les commissions d’enquête autochtones de passage à Maniwaki

La Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics du Québec et l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées se sont arrêtées simultanément à Maniwaki, en Outaouais, dimanche. Les représentants de ces organisations ont dû répondre aux nombreuses inquiétudes des Autochtones présents.

À l’assemblée annuelle du conseil tribal de la nation algonquine anichinabée, plusieurs personnes ont signifié qu'elles souhaitaient des mandats plus larges et moins contraignants, et surtout une assurance que le gouvernement entendra les communautés.

« J’espère qu’à la fin il va y avoir de bonnes recommandations qui vont sortir de ça. Il n’y a pas de solution magique, c’est sûr, mais on espère que les gouvernements vont prendre ce qui est dit et mettre en place des politiques pour redresser les questions des problématiques autochtones », a déclaré Jean-Guy Whiteduck, chef de la communauté de Kitigan Zibi.

La Commission présidée par Jacques Viens, au Québec, est critiquée par certains parce qu’elle vise seulement six secteurs publics comme le domaine de la santé et les services policiers. Quant à l'Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, mandatée par le gouvernement fédéral, on lui reproche de ne pas se pencher sur les hommes autochtones blessés ou disparus.

Partout où elles passent, les commissions doivent donc rassurer les communautés.

« Je pense qu’il faut qu’on leur explique clairement quel est le mandat de la commission », a expliqué Christian Leblanc, procureur en chef de la Commission d’enquête sur les relations avec les Autochtones et certains services publics. « Il faut expliquer ce que la commission peut faire. Il faut aussi expliquer ce que la commission d’enquête ne peut pas faire, comme par exemple refaire les enquêtes criminelles pour lesquelles des décisions ont déjà été rendues. »

Les deux commissions doivent déposer leur rapport respectif d’ici la fin 2018. L'Enquête nationale aimerait toutefois avoir plus de temps pour terminer son travail.

D’après un reportage d’Antoine Trépanier

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