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Les Comtés unis de Prescott et Russell demandent une étude de leurs zones inondables

Malgré les risques d'inondations, les terrains en bordure de la rivière des Outaouais demeurent prisés. Pour mieux planifier le développement résidentiel en bordure de la rivière des Outaouais, les Comtés unis de Prescott et Russell demandent aux gouvernements de financer une étude des zones inondables.

« Avant que nous émettions des permis de construction, c'est important de savoir si on peut se fier à la [cartographie des plaines inondables] existante », a souligné le maire d'Alfred-Plantagenet, Fernand Dicaire.

Cette réflexion s'est accélérée à la suite des inondations du printemps dernier, qui ont notamment frappé l'Est ontarien.

Le maire Dicaire estime que la cartographie actuelle pour les plaines inondables de 1 à 100 ans est « désuète », un constat que partage le directeur du département de l'urbanisme et de la foresterie des Comtés unis de Prescott Russell, Louis Prévost.

« On n'a pas la bonne information. On ne peut dire à personne : "Tu ne peux pas construire, parce que tu es dans la plaine inondable selon notre documentation" », s'est désolé Louis Prévost.

Besoin de subventions

Une étude pour refaire cette cartographie prendrait au moins deux ans et entrainerait des coûts estimés entre 300 000 $ et 400 000 $.

Des subventions fédérales, administrées par la province, pourraient toutefois être disponibles pour mener à bien un tel projet. Les Comtés unis comptent d'ailleurs profiter des élections provinciales à venir pour exercer une pression sur le gouvernement ontarien,

« Si nous ne sommes pas capables de venir à une entente maintenant, combien de temps ça va prendre ? », a demandé le maire Dicaire.

Du côté de Hawkesbury, la mairesse Jeanne Charlebois espère parvenir à lancer le projet, d'autant plus que la municipalité attend de donner le feu vert à un promoteur qui voudrait développer une propriété en bord de rivière.

D'après un reportage de Denis Babin

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