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Les congés de maladie en hausse de 29 % dans les écoles

Les enseignants et autres employés des écoles ontariennes prennent plus de congés de maladie depuis qu'ils n'ont plus le droit de les reporter ou de les accumuler pour qu'ils soient payés lorsqu'ils prennent leur retraite.

Un texte de Pascale Bréniel

Dans son rapport déposé mercredi, la vérificatrice générale de l’Ontario Bonnie Lysyk constate que le nombre de journées de congé de maladie a augmenté d’environ 30 % depuis que la province a changé les règles en 2011-2012.

Cela entraîne des frais, parce qu’il faut remplacer le personnel absent. La vérificatrice suggère aux conseils scolaires d’adopter des politiques pour favoriser l’assiduité.

Les concierges et les employés d’entretien sont ceux qui se sont absentés le plus souvent pour cause de maladie en 2015-2016, soit plus de 16 jours. La situation s’expliquerait par le fait que leur travail est plus exigeant physiquement.

La hausse la plus importante du nombre de jours de congé de maladie en cinq ans se retrouve parmi les aides-enseignants et les éducateurs à la petite enfance, parce qu’ils sont en contact étroit avec les enfants, selon le rapport.

Confrontés à la violence

Le président du syndicat des enseignants du secondaire ne croit pas qu’il faille faire le lien entre la hausse du nombre de journées de congé de maladie et le changement des règles, il y a cinq ans.

La fédération a proposé à un regroupement de conseils scolaires de lancer des projets pilotes pour appuyer les enseignants quand ils reviennent au travail.

À bout de souffle

L’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens cite également la violence dans les écoles comme un facteur qui contribue à la situation.

Son président Rémi Sabourin parle aussi de la « la lourdeur de la tâche, du nombre élevé d’initiatives du gouvernement et du manque de ressources pour les mettre en place ».

Jean-Michel Bédard, qui enseigne en 7e année à Ottawa, croit également qu’il faut examiner les raisons qui amènent les gens à s’absenter du travail.

« Je pense qu’il y a tout un aspect santé mentale qui entre en ligne de compte, dit-il. C’est un aspect qu’il faut absolument prendre en considération en 2017. »

Rémi Sabourin constate lui aussi que les problèmes de santé mentale sont des motifs importants d’absence, notamment pour les congés de maladie à long terme. « On doit trouver des solutions gagnantes-gagnantes, dit-il, parce que ce sont les élèves et le système qui perdent. »

D'après les informations de Natasha MacDonald-Dupuis et de La Presse canadienne

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