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Les défenseurs du Sentier récréatif de Prescott et Russell se font entendre

La sauvegarde du Sentier récréatif de Prescott et Russell se retrouve sur la sellette. Le sujet était à nouveau au cœur des discussions mercredi matin, lors de la réunion ordinaire des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR).

Un texte de Denis Babin

Durant plus d'une vingtaine de minutes, Serge Lalonde et Serge Joly, deux membres du conseil d'administration de la Corporation du Sentier, y sont allés d'un plaidoyer pour le maintien du corridor récréotouristique.

« C'est sûr qu'il y a certaines sections du Sentier qui sont moins achalandées, mais c'est la même situation ailleurs », a lancé Serge Joly, en faisant notamment référence au parc linéaire Le P'tit Train du Nord, une piste reliant Bois-des-Filion et Mont-Laurier dans les Laurentides.

Serge Joly a tenu à rappeler aux maires que le parcours, long de 72 kilomètres, était utilisé par une foule d'utilisateurs : conseils scolaires, organismes voués à la promotion de la santé, clubs sociaux et jeunes familles, pour ne nommer que ceux-là.

Certes, il salue l'initiative des CUPR qui, depuis quelques années, aménagent les accotements des routes de comtés pour accueillir un certain type de cyclistes.

« Mais demandez à n'importe quelle famille d'aller sur le bord des routes, sur les accotements avec leurs enfants... Je suis certain que la réponse va être : " Non " ». De là l'importance d'avoir les deux réseaux, soit le Sentier et les accotements, a-t-il ajouté.

Le hic, c'est que les maires étudient présentement différents scénarios afin d'éviter une hausse importante du taux de taxation en vue de 2017.

Une réduction des fonds réservés annuellement au maintien du Sentier en fait partie.

« On a un budget que nous devons regarder. On a des décisions difficiles à prendre », a indiqué la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

Hypothétiquement, en fermant le Sentier, les CUPR économiseraient 240 000 $.

« On ne veut pas fermer le sentier, mais il va y avoir des coupures quelque part. Moi, je suis d'accord de garder à 100 000 $ », a tenu à préciser le président des CUPR et maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins.

Et si des solutions étaient mises de l'avant pour permettre au Sentier récréatif de Prescott et Russell de devenir autonome financièrement?

« Il y a plusieurs sentiers qui s'autofinancent. Il y a différents modèles qui existent, par exemple l'imposition de frais d'utilisation », a expliqué le directeur général de l'organisme de bienfaisance Ontario Trails, Patrick Connor, qui a offert d'aider les CUPR dans leurs démarches.

Chose certaine, pour les plus ardents défenseurs du Sentier, il est primordial de maintenir l'intégrité du corridor, d'est en ouest, du Canton de Hawkesbury-Est jusqu'aux limites territoriales de la Ville d'Ottawa.

« On espère de tout notre cœur qu'il n'y aura pas de sections qui seront fermées. Nous sommes tout près d'atteindre Rigaud, ce qui pourrait en faire un sentier transcanadien », a conclu Serge Joly.

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