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Les deux tiers des plaintes envers les policiers en Ontario portent sur leur mauvaise communication

Environ 3000 plaintes sont formulées annuellement contre des agents de la province. Près de 2000 d'entre elles portent sur la façon dont les agents s'adressent aux membres du public, soutient le directeur du Bureau du directeur indépendant de l'examen de la police (BDIEP).

Un texte de Patricia Sauzède

« Communication, communication et communication », a souligné le directeur du bureau, Gerry McNeilly, lors de son passage à Thunder Bay mardi. Il y était entre autres pour s'adresser au Conseil de police de la ville.

Plusieurs plaintes sont faites contre des agents qui ont entre zéro et sept ans d'ancienneté dans le corps policier.

« Ils parlent avec des phrases courtes, expéditives, comme ils le font par message texte », ajoute Gerry McNeilly.

Il souligne en fait que des phrases courtes et directes sont souvent mal perçues par les citoyens.

« Vous rouliez vite! Pourquoi rouliez-vous si vite? Cette façon de s'adresser aux gens qui sont en infraction peut sembler trop accusatrice », ajoute le directeur.

La communication peu enseignée

Gerry McNeilly estime que le Collège de police de l'Ontario n'offre pas assez d'heures de cours en communication aux futurs agents. C'est pourquoi il encourage les corps policiers à offrir plus de cours sur la sujet.

« Nos agents sont aussi humains et parfois, ils n'agissent pas de façon professionnelle, c'est pourquoi nous donnons une voix aux citoyens », soutient quant à lui le chef du service de police de Thunder Bay, J.P. Levesque.

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