Retour

Les élèves côtoient la machinerie lourde à l'École de la Forêt

Les élèves de la nouvelle école primaire du secteur d'Aylmer, l'École de la Forêt, ont dû commencer leur année scolaire dans un édifice toujours en construction, jeudi. Ils devront côtoyer de la machinerie lourde et se priver de sorties à l'extérieur pour plusieurs semaines.

Il n'y a pas encore de gymnase, de cour d'école et de revêtement extérieur dans cette école de Gatineau. Malgré les inconvénients, parents et enfants ont tenté de garder le sourire.

« Une rentrée dans une nouvelle école, c'est toujours excitant, mais que ça ne soit pas terminé, c'est un peu décevant. On comprend quand même que c'est un gros projet de construction, alors on va prendre ça un jour à la fois », a commenté Marie-Claude Côté, une mère de famille.

La petite Maude Beaulieu avait des sentiments partagés. « Ça fait bizarre de rentrer dans une école nouvelle puis elle n'est pas finie. J'ai hâte de voir mon prof et de visiter l'école », a lancé l'écolière.

La transformation de l'ancien parc Clétrem en école primaire avait soulevé les passions au cours des derniers mois. Le conseiller du district de Lucerne, Mike Duggan, estime que les travaux pourraient prendre encore de quatre à six semaines.

« Parce qu'il faut réinstaller les terrains de jeux et qu'à l'extérieur, il y a des panneaux qu'il nous manque, j'espère que ce sera avant l'hiver », a-t-il indiqué.

Des clôtures ont été installées pour assurer la sécurité des élèves. La Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais assure par ailleurs que les travailleurs de la construction ne devraient pas utiliser de machinerie lourde durant les cours, afin de minimiser l'impact du bruit.

Beaucoup de circulation autour de l'école

Des résidents ont pour leur part constaté, avec un certain découragement, l'affluence d'automobilistes aux abords de l'école en cette journée de rentrée.

« Est-ce que c'est un signe qu'il va y avoir de la difficulté pour les résidents locaux de circuler? On nous a promis que non, on nous a promis qu'il y allait avoir des affiches d'interdiction de stationner des deux côtés, même sans dérogation pour les résidents. On espère que la ville va tenir promesse », a jugé André Thivierge, résident du quartier.

M. Duggan réplique qu'il faudra plusieurs jours avant de pouvoir prendre le pouls réel de la situation.

« Il faut comprendre qu'avec les classes de maternelle et première année, il y a beaucoup de choses qu'il faut apporter à l'école, alors les parents sont venus aussi, pour aider, accompagner leur jeune, mais on s'attend à ce qu'aujourd'hui, ce soit le pire. On va surveiller dans les jours qui suivent pour voir c'est quoi l'impact, s'il y a beaucoup de personnes qui sont stationnées sur la rue et on va faire des correctifs au besoin », a expliqué le conseiller municipal.

Avec les informations de Laurie Trudel

Plus d'articles

Commentaires