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Les élus de Gatineau en faveur d'accepter les chiens dans un plus grand nombre de parcs

Les modifications proposées par l'administration municipale visant à permettre aux chiens d'avoir accès à un plus grand nombre de parcs et de sentiers municipaux sont accueillies favorablement par un grand nombre d'élus.

Les conseillers de Gatineau, réunis en comité plénier, ont pris connaissance mardi matin des changements proposés.

Le nouveau règlement maintient toutefois l'interdiction de promener tout animal jugé dangereux, même en laisse.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, affirme que ces changements sont nécessaires, et appelle les propriétaires de chiens à faire preuve de civisme en ramassant les excréments de leurs animaux.

« C'est important dans la vie des gens, juste à Hull, c'est 40 % qui vivent seuls, donc le pourcentage à Gatineau [de propriétaires de chiens] est très très élevé », souligne le maire.

Des préoccupations

Si l'augmentation du nombre de parcs accessibles aux chiens est bien vue par plusieurs élus, reste que certains ont fait part de préoccupations.

La conseillère du district de l'Orée-du-Parc, Isabelle Miron, s'inquiète de manque de poubelles dans les parcs pour disposer des sacs d'excréments de chien.

Sa collègue du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond, Louise Boudrias, craint qu'il soit difficile d'appliquer le règlement obligeant les propriétaires de chiens ou leurs gardiens à ramasser les excréments de leur animal de compagnie.

Mme Boudrias rappelle que les surveillants de parcs municipaux n'ont pas l'autorisation d'émettre des contraventions aux contrevenants, et elle craint une pression sur le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Mis à part les agents du SPVG, seuls les contrôleurs animaliers de la Société de prévention de la cruauté contre les animaux (SCPA) peuvent donner des contraventions.

En vertu des changements proposés, le service de contrôle animalier prévoit effectuer de la surveillance dans les parcs à raison de quatre sorties par semaine, soit 112 sorties de quatre heures, entre la mi-avril et la mi-octobre. En dehors de ces heures, le service est disponible en tout temps sur appel.

Le chef du SPVG, Mario Harel, a, de plus, clairement indiqué que son service n'interviendrait pas pour des infractions liées aux excréments d'animaux.

« Évidemment, si on a une plainte d'un chien qui est potentiellement agressif dans un parc, c'est une priorité du Service de police, les autres infractions, les sacs d'excréments des animaux, c'est vraiment pas une priorité, ça va être loin dans notre liste de priorité », a tenu à préciser le chef Harel.

Pour le maire, il est évident que le plan proposé n'est pas définitif et qu'il peut être modifié si les citoyens ne collaborent pas avec la Ville.

Des changements de 100 000 $

Ces changements comportent des dépenses de 100 000 $, dont 40 % seront consacrés à une campagne d'information et de sensibilisation auprès des citoyens. Un peu plus du tiers, 35 000 $, ira à l'installation de 618 panneaux de signalisation dans les parcs autorisés.

Les interventions supplémentaires des agents du service de contrôle animalier représentent des coûts de 25 000 $.

Plus de parcs d'exercice canin

La Ville envisage également d'augmenter le nombre de parcs d'exercice canin. Elle en voudrait idéalement un dans chaque secteur, mais à condition qu'il y ait une mobilisation de citoyens et qu'un groupe communautaire le gère.

Pour l'instant, il n'y a qu'une seule aire d'exercice canin à Gatineau et elle est dans le secteur d'Aylmer.

Les changements devraient entrer en vigueur en juin si le conseil municipal donne son aval en mai.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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