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Les employés de la STO acceptent l’offre de convention collective

Les chauffeurs et les employés d'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO) se sont prononcés à 67,7 % en faveur de l'offre de convention collective qui leur avait été soumise plus tôt cette semaine.

Lors d’un vote qui s’est tenu vendredi jusqu’à 18 h, 526 syndiqués ont rempli un bulletin de vote.

Un total de 356 personnes ont indiqué être « en accord avec le résultat de la négociation de la convention collective tel que déposée et présentée le 13 septembre 2017 ». Il y a eu 168 syndiqués qui ont voté contre et deux bulletins qui ont été considérés comme nuls.

Les membres du Syndicat uni du Transport local 591 avaient pris connaissance de l'offre lors de séances d'information mercredi et jeudi.

Des insatisfactions demeurent

Selon le président du syndicat, Félix Gendron, il y a déjà eu des résultats de votes plus élevés à la STO.

« Je l'ai vu aujourd'hui, je l'ai vu dans les deux réunions, les gens sont frustrés par rapport à l'attitude de l'employeur des dernières années et le vote le démontre très bien », a-t-il déclaré.

La nouvelle convention collective s'échelonne du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2019.

Elle comprend une augmentation salariale de 9,8 % échelonnée sur quatre ans, le versement d'un montant forfaitaire, en plus d'un ajout de primes qui sont offertes dans les autres sociétés de transport de la province. C'est un aspect qui réjouit les syndiqués, selon M. Gendron.

Or, la nouvelle convention collective ne change rien au temps de pause pour les chauffeurs entre la fin d'un trajet et le début d'un autre, ainsi qu'au quart de travail fractionné.

« On n'a pas de temps pour aller manger. L'employeur nous a promis un quinze minutes de battement dans un huit heures. On le sait, et les chauffeurs le savent, régulièrement, le quinze minutes, on ne l'a pas, parce qu'on est toujours en retard », a expliqué M. Gendron.

L'entente devrait être signée prochainement après une rencontre entre les deux parties.

Par voie de communiqué, la direction de la STO s'est dite satisfaite de ce vote positif. Elle n'a pas voulu émettre davantage de commentaires.

Un vide depuis décembre 2014

Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis la fin du mois de décembre 2014.

Au cours de l’automne et de l’hiver, les syndiqués avaient entrepris des moyens de pression qui avaient culminé avec des journées de grèves tournantes. Ils avaient mis fin à cette tactique à la fin du mois de mars, en acceptant de continuer les pourparlers avec l’employeur, tout en soumettant les différends à un arbitre.

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