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Les enseignants de l'Ontario appelés à se mobiliser contre l'intimidation

Selon l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, 58 % des élèves sont victimes d'intimidation. L'organisme demande donc à ses membres de se mobiliser pour enrayer le phénomène, en plus de mener une série de consultations, qui s'est arrêtée à Ottawa vendredi matin.

« Ce qu’on demande aux enseignants [...] c’est de bien comprendre les signes de l’intimidation, d’intervenir tôt, d’appuyer les élèves et de promouvoir la divulgation », a résumé la porte-parole de l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario, Gabrielle Barkany, en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

Étant donné les vives préoccupations que soulève l’intimidation, l’Ordre organise une série de consultations dans six villes de l’Ontario où sont conviés les conseils scolaires, les services de police locaux et les intervenants du milieu. Ottawa est la seconde ville, après Toronto, où ont eu lieu ces consultations.

« Nous voulons aussi rallier toute la communauté, parce qu'il faut une approche communautaire pour lutter contre l'intimidation », a également précisé le registraire adjoint de l'Ordre, Joe Jamieson, lors de la consultation.

Certains élèves ont également pris la parole vendredi dans la capitale pour relater leurs expériences, une initiative que salue d'ailleurs M. Jamieson.

Selon les données de l’Ordre, 78 % des élèves disent avoir déjà été témoins d’intimidation, mais moins de la moitié d’entre eux sont intervenus. Le taux de divulgation par les victimes serait de seulement 21 %.

Gabrielle Barkany a tenu à rappeler que le phénomène a des échos bien au-delà des cours d’école.

Intervenir auprès des intimidateurs

Si la majorité des recommandations émises par l’Ordre ciblent les victimes d’intimidation, il semble également important d’agir auprès des intimidateurs.

Les chiffres de l’Ordre des enseignants indiquent que 30 % des élèves auraient déjà intimidé leurs pairs et que le quart des victimes intimident à leur tour.

Au-delà d’une intervention auprès des élèves qui intimident leurs camarades, les enseignants pourraient également limiter ces comportements en créant un climat positif et enrichissant dans leur salle de classe.

« [Les intimidateurs peuvent être] des enfants qui n’ont peut-être pas appris les aptitudes dont ils ont besoin pour adopter des relations qui sont positives ou constructives », a rappelé Gabrielle Barknay. « Si les élèves se sentent en sécurité et se sentent valorisés, c’est peut-être un bon moyen pour les intimidateurs de ne pas intimider. »

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