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Les enseignants de l'Outaouais acceptent l'entente de principe avec amertume

C'est avec 60 % des votes que l'entente de principe conclue entre Québec et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a été acceptée par les membres de l'Outaouais.

Cette décision a été prise à contrecœur par de nombreux enseignants, selon le président de la FAE en Outaouais.

Claude Tardif, qui représente 5000 enseignants en Outaouais, estime que la majorité des membres présents lors du vote, mardi soir, jugeait que les enseignants méritaient plus.

« Il fallait se poser la question : est-ce suffisant pour arrêter les négociations ou on s'engage dans une lutte plus forte encore? », explique-t-il. « Il nous apparaissait clair que le gouvernement n'était plus là pour négocier. »

La FAE aurait souhaité que le gouvernement Couillard promette d'investir à nouveau dans l'éducation, alors que le réseau des écoles publiques a dû se serrer la ceinture à la suite des compressions budgétaire au cours des derniers mois.

Une amertume qui s'est fait sentir aux quatre coins de la province : trois des huit syndicats régionaux ont rejeté l'offre.

Des gains dans divers secteurs

Malgré tout, Claude Tardif se réjouit des gains obtenus par les enseignants lors de cette négociation.

Entre autres, la FAE affirme avoir obtenu l'ajout de 250 postes réguliers à l'éducation des adultes et à la formation professionnelle, ce qui permettra à des enseignants à statut précaire d'obtenir une sécurité d'emploi.

De même, le nombre moyen et le nombre maximal d'élèves par classe dans les maternelles 5 ans et 4 ans ont été abaissés d'un élève, notamment dans les milieux défavorisés.

Aussi, une somme de 30 millions de dollars a été ajoutée pour les services aux élèves en difficulté d'adaptation, d'apprentissage ou handicapés.

À Québec, le président du Conseil du Trésor, Sam Hamad, s'est dit heureux de cette approbation de l'entente de principe par la FAE.

La bataille n'est pas terminée

Par ailleurs, la FAE promet de se battre et de se mobiliser pour la défense des écoles publiques et la fin du financement public aux écoles privées.

Le syndicat entend aussi se défendre au chapitre de l'équité salariale. Selon la FAE, les jeunes enseignants sont encore les moins bien payés au Canada.

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