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Les enseignants des écoles de langue française ratifient l'entente avec la province

Les membres de l'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) ont accepté l'entente de principe conclue avec la province et le Conseil des associations d'employeurs le 16 septembre dernier.

Sans donner la proportion exacte, le président du syndicat, Carol Jolin, indique qu'une « bonne majorité de nos membres ont voté en faveur ».

Selon lui, le nouveau contrat de travail comprend l'ajout d'une journée pédagogique, des augmentations de salaire, la restauration de la progression de la grille salariale, un processus qui fera en sorte que l'AEFO gère le régime des avantages sociaux de ses membres à partir de 2017, des améliorations sur les congés et un moratoire sur les initiatives provinciales afin de limiter la charge de travail des enseignants.

L'entente qui sera en vigueur jusqu'au 31 août 2017 doit maintenant faire l'objet de négociations locales dans chacun des douze conseils scolaires.

Carol Jolin avait déjà indiqué que l'accord est « très très similaire » à ce qui a été accepté en principe par deux autres syndicats anglophones.

L'AEFO représente environ 10 000 enseignants des écoles élémentaires et secondaires, publiques et catholiques de langue française.

Tensions du côté de l'élémentaire public anglais

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) a critiqué l'Association des conseils scolaires publics pour avoir exposé la teneur des négociations contractuelles publiquement.

L'association a expliqué que les points de litige portent sur les congés maladie et les avantages sociaux, mais qu'à part ça, les négociations ont bien avancé. Elle dit notamment que d'autres questions comme la taille des classes, les augmentations de salaire et le temps de préparation, ont été résolues.

L'association des conseils scolaires ajoute avoir proposé des ajustements pour maintenir le nombre de congés maladie annuels, une offre, selon elle, similaire à celle acceptée par d'autres syndicats d'enseignants. Elle dit aussi avoir proposé un ensemble d'avantages sociaux semblable à ce qui a été offert à d'autres syndicats.

La FEEO affirme que l'association a voulu faire un coup médiatique. Le président du syndicat, Sam Hammond, soutient qu'elle a été méprisante et irrespectueuse et que la fédération va devoir réévaluer sa manière de procéder dans ces négociations.

Kathleen Wynne défend les conseils scolaires

La première ministre de l'Ontario croit qu'il y a beaucoup de frustration sur le fait qu'aucune entente de principe n'a été conclue avec la FEEO.

Ce matin, Kathleen Wynne a défendu les conseils scolaires en expliquant qu'ils sont frustrés et que des parents ne comprennent pas pourquoi il n'y a pas encore d'entente alors que trois autres syndicats d'enseignants sont parvenus à un accord.

Elle a aussi estimé que la bonne nouvelle c'est qu'il n'y a plus que deux points de désaccord.

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